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Le courrier d'hier matin, m'a apporté un refus de plus. P.O.L. a refusé par une lettre sobre. C'est un de plus qui vient gonfler ma collection, le quinzième de la série. Comparé à d'autres qui en sont entre vingt et trente, cela laisse encore un peu d'espoir, surtout, qu'aucun n'a été assassin, personne ne m'ayant demandé de me faire plombier… !
Ce serait sympathique, si les personnes qui lisent les extraits de mon roman avaient la gentillesse de laisser un commentaire. Il y en a régulièrement qui lisent l'intégralité des chapitres proposés, cela ne leur prendrait pas beaucoup de temps de mettre un petit mot.
D'avance, merci Jérôme
J'apprends que la petite maison d'édition Pietra Liuzzo n'accepte plus de manuscrit ! Cela me chagrine un peu, j'attendais les dernières réponses de mes précédents envois, avant de tenter ma chance auprès d'eux…
Elisabeth Robert, m'en avait parlé en bien, comme d'une maison ouverte. Je suis un peu déçu, d'autant plus que cette éditrice me semble sérieuse dans son travail, même si elle ne diffuse que via le net pour le moment.
En attendant les ultimes réponses, je continue mon second roman. Ce qui me sidère le plus, c'est de constater que mes personnages et l'histoire me transportent, malgré moi souvent, dans leur univers. J'ai parfois le sentiment qu'ils me conduisent et m'imposent leurs raisonnements. En somme, c'est le diktat de ma création ! Ils me font explorer des mondes souvent si loin du mien, que je ne peux que les aider à se réaliser. Chaque fois que j'entrevois une issue, ils m'imposent la leur.
Pour moi, c'est le monde à l'envers ! Mon travail professionnel, est de faire bouger les choses, de modifier l'ordre établi, de manipuler vers l'avant pour préparer demain ; là, ce sont les écrits qui me changent et m'entraînent…
Trois jours de vacances, de vraies vacances au bord de l'eau. La mer était calme et le soleil brillait, une performance en ces temps où les climats se troublent. L'essentiel était que j'ai de la lumière pour faire le tour du jardin. Le pauvre, outre le fait que je sois rarement là pour m'en occuper, il a cruellement manqué d'été cette année. Les rosiers sont presque desséchés. Aussi solides que toujours, mais secs et pauvres en fleurs. La seule consolation fut les huîtres fraîches du port du bec, un régal ! Enfin, le bruit de l'eau, le grondement des vagues pendant le thé, donnent envie de ne plus quitter cet endroit, de s'abandonner à ses rêves ou de prendre le large. Restons sur terre, il faut bien vivre et se nourrir, alors on rentre un peu à contre cœur vers la capitale, en pensant déjà qu'on va revenir bientôt.
Au retour, hier soir, changement de tonalité, le beau-fils donnait un concert au "Batofar" sur la seine. Il est batteur dans un groupe de hard rock, du métal dur. Nous sommes ses premiers fans, alors nous suivons l'artiste en devenir dans toutes les boîtes où il se produit. Le hard rock n'est pas ma tasse de thé, mais on s'y est habitués, à la longue. Finalement, lui espère la sortie de son disque et moi des nouvelles de mon manuscrit.
Un, deux, trois..., manuscrits envoyés et toujours des réponses négatives, même si parfois elles sont un peu encourageantes. Que cela veut-il bien signifier ? Que la maison d'édition apprécie, mais que pourtant elle refuse de le publier ? Peut-être faut-il comprendre qu'il faut encore persévérer dans les envois. Ces envois qui désormais sont dépourvus des illusions du début. Avec le temps, le fatalisme prend le dessus et les expéditions deviennent machinales, un rituel dont on ne parvient à s'affranchir, une mauvaise habitude que l'on conserve comme un tic.
Même les regards amusés, fatalistes ou narquois des agents des postes ne parviennent plus à générer de l'indignation, de la colère, ni à blesser un enthousiasme qui n'y est plus. On n'y croit plus, mais on espère encore un peu au fond de soi. D'autant plus que les envois sans réponses laissent à espérer, le verdict n'est pas encore tombé, donc l'aventure continue en sourdine.
L'avantage du blog, est de permettre de s'épancher tout seul, sans barber les siens avec ses phantasmes d'écriture. Le blog, sauf en de rare occasion ne répond jamais, il n'est pas contrariant et toujours prêt à recevoir les idées sombres. J'ai quand même remarqué, que quand la réussite pointe enfin son nez. Les blogs se mettent à vivre comme jamais, le succès des uns valorisant sans doute la faiblesse des autres. Je dis faiblesse, car il y a du voyeurisme dans bien des commentaires. Il y a aussi ceux qui veulent toucher de plus près un fragment de la victoire, ou de la renommée des auteurs publiés.
Il y a quand même encore un peu de raison chez nos banquiers. Suite à ma dernière note, les tourtereaux se sont vus refuser le prêt qu'il sollicitaient, pour s'acheter un appartement. C'est triste pour eux, mais ça me rassure aussi de savoir qu'il ne sauteront pas dans l'inconnu, sans regarder devant eux. Bref, une bonne leçon d'humilité pour eux et une belle frayeur pour moi ...!
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