But d'un blog ?
Pourquoi tenir un blog ? Pour la majorité c'est une façon de communiquer, de partager une passion, quelle qu'elle soit. C'est une transmission du savoir, un éclairage sur une question que l'on se pose, une façon déguisée de pousser sa gueulante. Pour les autres, serait-ce une manière d'exister un peu, une exhibition la face cachée qu'ils recèlent ou un passe temps pour les tristes soirées ? On rencontre aussi un bon nombre d'autosuffisants, de fats de la plume, qui parlent de leurs textes à la troisième personne, nul n'est parfait.
Ce nouveau moyen de communication impose ses règles de lui-même, établit sa hiérarchie selon les taux de fréquentation, la pertinence des propos (encore qu'à ce sujet, tout le monde peut y trouver son compte), la qualité du texte et l'attrait de la mise en page. Un classement qui privilégie ceux qui savent écrire ce qu'ils pensent et, qui ont les mots pour le dire. Cette hiérarchie à ceci d'amusant, qu'elle régie un peu les conversations. Selon le "prestige" du blogueur, la tonalité des messages semble freiner ceux qui passent sans laisser de trace, les simples voyeurs anonymes, les innombrable lecteurs qui n'osent pas. Certain d'entre eux se lancent par mail, pour ne pas risquer d'afficher un français mal maîtrisé, une orthographe défaillante, une timidité qu'ils n'assument pas. Ces mails me touchent particulièrement, par leurs sincérités et leurs naïvetés, par le cri que parfois ils poussent.
L'un d'entre eux m'a fortement ému. Il venait d'un monsieur, dyslexique sévère, qui cherchait une aide pour écrire un roman. Il me demandait conseil, à moi qui pour l'instant, me suis vu refusé par une bonne dizaine de maison d'édition …!
Si ce blog peut donner à certains un regard ouvert sur le monde de l'édition et, les difficultés de se faire éditer, j'en serai pleinement satisfait. D'autre part, les lettres de refus, que j'ai reçues, sont tellement consultées, que je me félicite de les avoir mises en ligne. Pour moi, ce blog m'aura permis de mesurer dans quel bourbier je me suis lancé, avec mon manuscrit. Cependant, cela reste une aventure qui mérite d'avoir été vécue.




Bonjour Jérome ! Comme u es à l'origine de mon blog, je reviens toujours te lire. Mais, souvent par manque de temps, je ne laisse pas de trace de mon passage. Sans doute en est-il de même pour tous ces gens qui lisent tes lettres de refus. Et puis, je me mets à leur place, que diraient-ils : ben voilà moi aussi je fais partie du club, "ils" m'ont refusé, je suis blessé, anéanti, déprimé, vexé, cela demande certainement un recul et une humilité que tu as et qu'ils n'ont peut-être pas.
Chaleureusement
Joëlle
Rédigé par: lechemindubonheur | le 06/11/2007 à 05:02
Bonjour Joëlle, Il est toujours décevant de se voir refuser, mais ce n'est pas une fin en soi. Personnellement, je tente de "positiver" les choses, de me dire qu'il me faudra être meilleur la prochaine fois, ou que je ne suis pas fait pour ce genre de travail. Néanmoins, je persiste, ne serait-ce pour mon plaisir, pour la démarche sur soi que cela représente. Ecrire est avant tout, un plaisir personnel, avant d'être une fin en soi… D'autre part, il est vrai que je n'attends pas après une publication pour vivre, il m'est donc aisé de relativiser l'affaire. Et puis, il y a encore une dizaine de réponses que je n'ai pas encore reçue.
Moi aussi, je passe souvent sur ton blog, et moi non plus je ne prends pas le temps d'y laisser une trace de mon passage, comme d'ailleurs bien des visiteurs ! Tout les matins je fais une tournée des blogs que j'aime bien, c'est ma petite pause détente, avant de commencer ma journée.
Rédigé par: Jerome | le 06/11/2007 à 08:46
Bonjour Jérôme,
je viens régulièrement visiter votre blog, et je vous avais d'ailleurs envoyé un petit commentaire à propos des extraits de votre roman... pour ma part, le décision d'ouvir un blog était au départ motivée par le désir d'échanger avec d'autres personnes dans la même situation que moi, et que vous (à savoir, cherchant à se faire publier en envoyant son manuscrit par la poste...). Mais au fur et à mesure des notes, j'ai réalisé que j'avais du plaisir à simplement écrire des réflexions portant sur ma vie, la façon dont je ressens les choses -surtout quand j'ai l'impression de ne pas la partager avec la plupart des gens-, ce qui me plaît, ce qui me déplaît... mon blog a donc un peu dérivé par rapport à son but initial; mais je compte tout de même y parler de mon roman et de son parcours! comme vous, je vais parler des lettres de refus que j'ai reçues (c'est instructif pour tout le monde!). N'ayant pas de scanner, je ne les mettrai pas en ligne, mais je copierai le texte.
A bientôt sur nos blogs
Galadrielle
Rédigé par: galadrielle | le 06/11/2007 à 12:06
Bonjour Galadrielle,
Un blog c'est avant tout un espace d'échange et d'information. Les lettres de refus sont édifiantes sur ce sujet. Il suffit de voir qu'elles sont consultées très souvent. Peut-être calmeront-elles une certaine prétention chez quelques uns ? Ce qu'il en ressort, c'est la difficulté que représente le barrage des comités de lecture. Très peu d'entre eux prennent le temps de motiver le refus. Les lettres que je présente, guideront, je l'espère, vers des maisons qui répondent vraiment. Elles sont si rares !
De plus, il y aurait trop à dire, alors je garde cela pour moi. Je pourrai faire des notes pour commenter la vie, tout simplement. J'aurai toujours le sentiment de passer à côté de quelque chose, car on n'a jamais tous les éléments pour vraiment juger d'un fait. Je pousse, parfois, des "coup de gueule" timides, sans oser aller plus loin ; mais j'aime faire le tour des blogs régulièrement et, lire ceux qui osent commenter la vie quotidienne.
Puis, pour ma part, j'évite de raconter "ma vie", d'abord parce que ça n'intéresse personne, ensuite parce que je n'aime pas les autobiographies. C'est mon point de vue, il n'engage que moi.
Comme à mon habitude, je vis dans l'ombre en tentant de faire réagir...
Rédigé par: Jerome | le 06/11/2007 à 12:30
eh bien, je crois que je ne suis pas d'accord avec vous ; il me semble que ce qui importe, c'est la façon de raconter plus que le contenu ; et que raconter sa vie peut intéresser du monde, même si on n'a pas vécu des choses extraordinaires, du moment que le point de vue est original sans être marginal au point que personne ne s'y retrouve. Mais là aussi c'est mon point de vue...!
Rédigé par: galadrielle | le 06/11/2007 à 13:37
Je comprends bien. Personnellement, j'aime bien vivre dans l'ombre. C'est encore là que je suis le mieux, mais j'aime lire les autres et la manière dont ils voient les choses. Né par accident, on me le reproche suffisamment, je me suis habitué à vivre discrètement, à ne pas faire de bruit. Exister dans l'anonymat est bien confortable, je le concède. Certains diront même que c'est trop facile, mais cela ne m'empêche pas d'agir en sourdine. La vie est parfois une lutte amère et, on prend le pli de courber l'échine. Se fondre comme un hologramme permet de franchir les obstacles doucement, sans éveiller l'attention, sans déranger. A la longue, cela devient un état d'esprit, un art de vivre. Cela ne signifie pas non plus, que l'on ne réagit pas, que l'on ne fait rien. Peut-être aussi, est-ce la marque d'un manque de confiance en soi, que de préférer faire bouger que de faire directement ? Pour beaucoup, même en sourdine, je reste présent de trop…
Rédigé par: Jerome | le 06/11/2007 à 14:13
Je n'arrive pas à acceder au blog de chemindubonheur. Porqué ?
Rédigé par: azul47 | le 08/11/2007 à 21:05
Dis Jérome c'est qui le beau monsieur azul47 qui n'arrive pas à accéder à mon blog ?
Tu te rends compte un lecteur potentiel ! Trop fort plus de succès qu'avec nos éditeurs !
Chaleureusement
Joëlle
Rédigé par: LE CHEMIN DU BONHEUR | le 21/11/2007 à 14:45