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« octobre 2007 | Accueil | décembre 2007 »

17 posts pour la période novembre 2007

30/11/2007

Du droit de vivre

Seul1 Il y a des gens qui sont des professionnels du silence, du non-dit et des faux semblant. Dans ma famille, c'est un art de vivre, un must dont chacun se pique. Une famille où personne ne dit jamais rien, où le poids des mots se fait lourd de sous-entendus. Il ne faut parler de rien qui puisse fâcher, déranger ou mettre mal à l'aise, pour préserver la sacro-sainte convivialité et, l'unité inébranlable de cet édifice fragile. Cela ne signifie certainement pas que tout est beau dans le meilleur des mondes. Les rancoeurs, les jalousies et les frustrations restent sous-jacentes, tapies à jamais telles des cicatrices inavouables. Ce n'est pas parce que nul ne parle de ce qui fâche que tout va mieux, ni que tout est bien ! A la longue, c'est l'inverse qui se produit, et c'est bien pire. Chacun profite de l'absence de l'autre pour faire état de son fiel, pour glisser sa confidence d'un air entendu, pour reprendre bien vite un sourire de circonstance. Les plus audacieux prétextent d'aller fumer une cigarette dehors, pour pouvoir en dire un peu plus, sans que personne n'écoute, on ne veut pas savoir. Savoir serait affronter une vérité à laquelle personne ne tient, ne pas savoir c'est avoir bonne conscience, c'est juste un péché par ignorance, un demi mal. Seul, ceux qui osent dire tout haut ce que les autres pensent tout bas, n'ont plus le droit de paraître, à jamais refoulés de cet univers clos et bien pensant. Un milieu où l'on se flatte de sa grandeur, de son passé et de ses origines, d'une tradition séculaire. L'exilé disparaît alors de la conscience collective, il n'a jamais été et son nom ne sera plus cité. Il n'aura été qu'un mauvais souvenir que l'on tait, quelqu'un dont on dira en catimini et à voix basse, "il était conflictuel" et qu'importe son ressenti et sa souffrance. Etait, parce que déjà il n'est plus, alors pourquoi en parler ? L'hypocrisie gagne toutes les générations, jusqu'aux enfants de l'intéressé, qui sont dans le giron familial, sans pour autant avoir d'auteur à leurs jours ; Darwin devait avoir raison. D'ailleurs, eux non plus, n'en parlent pas, ils deviendraient désagréables pour les autres. La faute de goût serait alors de quitter ce monde, ce qui réunirait les uns et les autres pour une cérémonie funèbre où la mauvaise foi se disputerait les phrases toutes faites, où la pompe serait entachée de souffre ; puis vite enfermé dans le trou du fond, là-bas, loin du caveau de famille, "on" serait enfin vraiment libre de ne pas penser. Mais en attendant, l'oeil est bien présent et, il peut voir la sainte famille aller prier le bon dieu le dimanche, donner la paix aux autres et louer le pardon. Néanmoins, dans cette opacité, il y a parfois des éclaircies inavouables. Le refusé qui a osé être lui-même, profite de certains privilèges, de certaines protections, il aura la jouissance de certaines commodités, pourvu qu'il y aille en dehors des dates habituelles d'occupation. Ainsi, il pourra entretenir quelques correspondances avec ses rares protecteurs, discrètement, pour ne pas déranger, et signifier de la sorte qu'il est toujours vivant, malgré tout.Prodigue

29/11/2007

Trublion

Lilli_trublion Une journée de chiotte ! S'en fut vraiment une, j'aurai mieux fait de rester au chaud dans mon lit, avec douce bouillotte à câliner. D'abords, je n'aime pas me lever pour sortir quand il fait encore nuit noire, encore moins s'il faut gratter les vitres de la voiture, et attendre qu'elle soit enfin chaude. Pour continuer, au lieu de l'heure et demi de trajet, on a mit trois heures pour rejoindre Reims (douce était au volant). Les gens sont incroyables, pourquoi sont-ils tous sur la route en même temps que moi ? Il faut dire que le brouillard persistant n'arrangeait rien, mais quand même. Une fois sur place, rien que de très décevant, des discours dont tout le monde se fichait bien, un "show-room" sans intérêt, sans nouveauté, convenu et triste. Dans le fond, quelques fournisseurs qui se faisaient discrets, sans doute pour fuir les clients qui voulaient leur parler, dont j'étais du nombre.

Pouce

- Voulez-vous un verre de champagne Monsieur le XX ?

- Pourquoi ne répondez-vous pas à mes mails ?

- C'est queuuuu…, les marchés sont pipés d'avance, quelles chances a-t-on ?

- Venez me voir la semaine prochaine.

- Je manque de temps pour cela Monsieur le XX.

- Même si le chiffre estimé est conséquent ?

- Vraiment ?

- Astronomique.

- 10 heures lundi, cela vous conviendra ?

- Yes ma poule…

Là, j'avoue que le jeu n'était pas drôle. J'aime bien semer le bazar, répandre des rumeurs et truquer les cartes, mais pas jouer les censeurs d'opérette. Entre deux réalignement de fabricants pseudo grévistes par défaitisme, un lunch à peine convenable, en face d'une directrice adjointe d'un grand laboratoire célèbre, murée sur elle-même. C'est que la poulette prend de l'âge et, le vit apparemment très mal. Jusqu'à l'an passé, elle rupinait et roucoulait ferme, talon haut et jupe courte, sourire et lunettes de soleil en permanence, bijoux voyants. Hier, elle était en tailleur sobre et sombre, triste et ridée. Sa cour avait disparue comme par le fait du mauvais sort qui la touche désormais. Je n'en suis pas fâché, il y a tant d'années qu'elle snobait tous les mecs du haut de sa grandeur, qu'il est normal que le justice du temps lui rende sa vérité.Vieillepinup

Bref, je n'ai pas pu sévir comme je l'aurai voulu, par manque de combattant, pour cause de manque de pugnacité, par abandon. Vraiment, j'aurai aimé rester dans mes plumes.

27/11/2007

Reims

Frreims

Demain je serai à Reims, le pape n'y sera pas, je ne serai pas couronné roi !

-

Il s'agit juste d'un tout petit, congrès dont je sècherai deux jours, et d'un bon restaurant en perspective. Bref, la belle vie, la routine en somme… Puis, pendant ce temps, ma douce aura le temps d'aller chez belle maman pour papoter, puis faire le marché de Noël. Et le soir, retour au bercail, juste un aller et retour.Couronne_8cm Sans_titre

Même pas honte !

26/11/2007

Souvenir d'outre tombe

St_meme_11 La maison de mon enfance est à vendre ! Je suis tombé par hasard sur l'annonce. Mon souvenir n'a pas changé, elle est toujours comme dans mes rêves, même après toutes ces années. Si j'en avais les moyens, je la rachèterai pour pouvoir y remettre mes images d'enfant. Je n'ai pas pour habitude de regarder derrière moi, de cultiver le souvenir avec obstination ; on est fréquemment déçu, lorsque l'on revient sur ses pas et, je n'aime pas ça. Mais là, elle est intacte et semble attendre que j'ouvre la porte, que je m'installe près de la grande cheminée du salon, auprès du grand bureau de mon grand-père.Cette maison était dans la famille depuis si longtemps, qu'elle me touche particulièrement, comme génétiquement accrochée à mes gènes. D'après les photos, seules les couleurs ont changées, et chacune d'entre elles me renvoie aux images que j'en avais conservées. Mais qu'en ferai-je aujourd'hui ? Elle est bien trop grande et trop éloignée de tout, du monde civilisé, des commodités, de la vie du monde d'aujourd'hui. Elle correspond aux souvenirs des temps anciens, du monde de Maupassant où l'on vivait avec ses domestiques comme en famille, d'un univers désormais révolu à jamais. Cependant, ce mode de vie restera attaché à moi encore longtemps, comme un trésor caché qui défie les siècles, un passé que l'on tait par crainte de déranger, de mettre mal à l'aise. Pour le petit garçon que j'étais, c'était juste une maison, celle des fins d'été avant la rentrée scolaire sur Paris. C'était l'âge du sans souci et du bonheur durable, pour l'éternité. Discrètement, j'en garde les photos, pour moi, pour le souvenir de mes aïeux qui l'avaient fait construire au XIX ème, et de mon père qui dû la vendre faute de pouvoir l'entretenir ; et parce que ma mère (sa fatuité) ne l'aimait pas.

Au fond de moi, c'est aussi un passé qui fait un peu mal, un rappel qui fait resurgir tant de choses refoulées depuis si longtemps. J'avais placé cette photo en fond d'écran, sur mon PC, mais je l'ai retirée. Son souvenir devenait trop présent et réveillait trop de choses.Nous ne sommes que dépositaires de ce que nous lèguent nos aïeux, j'en suis bien conscient. Mais là, ça fait mal !

23/11/2007

Lève toi et marche !

Je n'aime pas en parler, mais heureusement, d'autres ont ce courage (Voir là) . Ce blog aborde avec plein de pudeur le problème du handicap au quotidien, remet les pendules à l'heure sur des idées reçues. Il montre que la vie et la mort, au sens large, coexistent aussi chez les personnes atteintes d'un handicap. Dans la vie du handicapé, il y a aussi un besoin d'amour, de tendresse et de se savoir vivant pour quelqu'un.

Et encore, personne ne parle de l'inaccessibilité des spectacles, des marches pour aller chez un dentiste ou entrer dans une pharmacie. Nul ne pense à s'adresser à celui qui vit assis devant un guichet, on pose la question à celui qui suit "il veut quoi le monsieur ?". Un handicapé n'aurait-il pas le droit de faire seul une démarche, une course ? Je vous passe les détails pour les prêts bancaires où les assurances sont déraisonnablement majorées, les voitures équipées qui augmentent le tarif de base, des aménagements à faire chez soi, des portes trop étroites et des sas d'accès infranchissables. Alors oui, il y a quelques aides, heureusement, mais pas suffisamment.

A propos, le handicapé ne domine pas son handicap, il assume au mieux … Comment parvenir à l'oublier ? Il n'a que faire de la pitié, mais souhaite être regardé comme un être à part entière. Il veut qu'on voie en lui le verre à moitié plein, pas à moitié vide.

Alors bravo pour le site "Handi t'es pas cap".

Censure...

Autruche Il y a des jours ou on aimerait bien être une taupe, à dix pieds sous terre pour être libre de hurler. Le politiquement incorrect ne s'écrit pas, même à titre personnel, la censure veille en sourdine, des yeux nous observent en permanence. C'est bien dommage de ne pouvoir dire tout haut ce que tous pensent tout bas, de ne pas être en mesure de révéler les dessous pas très chics qui nous entourent.

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Modeste pion de cet échiquier hautement stratégique, je ne parlerai donc pas de ce que je sais et, qui peut intéresser.

Aujourd'hui, modeste blogueur, je boude !

Boudeur

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D'ailleurs, je ne suis pas le seul, même lui il râle, le facteur...

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La bonne note du jour, j'ai récupéré ma voiture. Le chauffage est repéré. Tout le monde s'en fiche, sauf moi...

22/11/2007

Cravate de rigueur

Aujourd'hui, c'est le grand jour de l'épouillage ! Chine403_big

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(Texte censuré ...) toujours à la recherche de la petite bête, du détail qui tue, de l'erreur d'appréciation, de la mauvaise interprétation d'un (Texte censuré ...).

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C'est leur rôle (Texte censuré ...), comme c'est le nôtre de tenter de passer entre les mailles du Babouin1filet. L'éternel jeu de cache-cache, du pas vu pas pris en gardant le sourire. Il va falloir noyer le poisson, faire des courbettes et essayer d'être suffisamment charmeur pour éviter les questions qui fâchent, pour ne donner que des réponses plausibles. Il faudra avoir les bons arguments, en laissant la porte ouverte vers une explication complémentaire. Il faudra avoir plein de mauvaise foi, pour n'avancer que des choses que l'on pourra éventuellement contredire ensuite en ayant l'air sûrs de nous. Bref, on dira tout sans rien dire. Pour la circonstance, on a sorti les cravates du placard, on s'est rasés de près, on a mis du sent bon, on s'est lavés les dents et, roule ma poule…

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Les aspects commerciaux et le jeu des (Texte censuré ...) sont mes boulots préférés. Un travail d'équilibriste, de funambule jamais à l'abris d'un faux pas, mais j'aime le risque.

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