Lève toi et marche !
Je n'aime pas en parler, mais heureusement, d'autres ont ce courage (Voir là) . Ce blog aborde avec plein de pudeur le problème du handicap au quotidien, remet les pendules à l'heure sur des idées reçues. Il montre que la vie et la mort, au sens large, coexistent aussi chez les personnes atteintes d'un handicap. Dans la vie du handicapé, il y a aussi un besoin d'amour, de tendresse et de se savoir vivant pour quelqu'un.
Et encore, personne ne parle de l'inaccessibilité des spectacles, des marches pour aller chez un dentiste ou entrer dans une pharmacie. Nul ne pense à s'adresser à celui qui vit assis devant un guichet, on pose la question à celui qui suit "il veut quoi le monsieur ?". Un handicapé n'aurait-il pas le droit de faire seul une démarche, une course ? Je vous passe les détails pour les prêts bancaires où les assurances sont déraisonnablement majorées, les voitures équipées qui augmentent le tarif de base, des aménagements à faire chez soi, des portes trop étroites et des sas d'accès infranchissables. Alors oui, il y a quelques aides, heureusement, mais pas suffisamment.
A propos, le handicapé ne domine pas son handicap, il assume au mieux … Comment parvenir à l'oublier ? Il n'a que faire de la pitié, mais souhaite être regardé comme un être à part entière. Il veut qu'on voie en lui le verre à moitié plein, pas à moitié vide.
Alors bravo pour le site "Handi t'es pas cap".




En effet, difficile sujet... Et la question de fin de vie se pose encore plus cruellement. Le site que tu as mis en lien propose une réflexion intéressante, mais discutable: euthanasie volontaire avant d'être un poids pour les proches? ... impossible pour moi d'adhérer, je vois trop les dérives à venir... mais les soins palliatifs ne sont pas non plus la panacée, c'est le moins que l'on puisse dire.
Douloureux problème, décidément.
Rédigé par:Marco | le 23/11/2007 à 23:10
Merci Jérôme pour ton lien.
En effet, notre dernier article sur Handi t'es pas cap traite de la mort assistée. "Ne chantez pas la mort, c'est un sujet morbide, le mot seul jette un froid aussitôt qu'il est dit..." chantait Ferré sur des paroles de Caussimon. Réfléchir à sa fin de vie (selon ses convictions personnelles), sur ses fragilités, son rapport à la maladie, sa capacité à accueillir l'autre dans sa différence, ce ne sont pas des sujets "douloureux" que nous abordons mais bien ce rapport à l'essentiel, à l'humain tout simplement, qui est particulièrement fort quand on vit une situation de handicap.
Philippe
Rédigé par:Philippe Barraqué | le 24/11/2007 à 02:55
Philippe, je t'ai envoyé un mail. Puis ce lien, quoi de plus normal ?
Rédigé par:Jerome | le 27/11/2007 à 13:00