Ce soir en musique, au Gibus, 4 Days
Ce soir, la série des concerts donnés par notre "batteur fou" de la maison reprend, au Gibus
avec son groupe 4 Days. Concours, boîtes de nuit, bars à musique et concerts variés, ne nous font plus peur. En fan de la première heure, toute la famille y sera. C'est bien naturel de soutenir les siens, même si l'on n'est pas très shootés au hard rock, Emo métal en l'occurrence. Le genre de truc où le chanteur pousse des hurlements entre deux phrases, où le nombre de cris d'épasse le nombre de mots, tant et si bien qu'il lui arrive de perdre un peu sa voix, et d'avoir les cordes vocales en feu en fin de soirée. En plus, c'était mal parti. Ma belle fille a défunté sa voiture, usée par les kilomètres et les outrages du temps, sa mère a dû lui prêté la sienne. Au même moment, le batteur tombait en panne de voiture, le système électrique jouant une avant première des jeux de lumières de la soirée à venir. Il en avait besoin pour amener tout son matériel jusque dans la boîte de nuit. N'ayant plus qu'une voiture de disponible pour trois destinations incompatibles, quand aux lieux et aux horaires, nous sommes allés pour en louer une, pour que le concert puisse avoir lieu. Las, le jeune homme est trop jeune pour pouvoir accéder à la location, parce que son permis de conduire est trop rose. De coup, je me suis fait taxé mon automobile et je roule dans celle de location. Le tout s'est joué en l'espace de deux heures chrono, juste avant la fermeture hier soir du garagiste pour l'un, de la casse pour la seconde, du loueur pour moi. Pourquoi ces foutues voitures tombent toujours en panne quand il ne le faudrait pas, le jour où justement elles sont indispensables ? Le problème était apparemment résolu, mais ce matin, en arrivant à mon travail, le véhicule de location n'avait pas le sacro-saint badge collé sur le pare-brise qui autorise l'entrée sur le centre, s'en est suivit des explications oiseuses avec des gardes grands comme des armoires normandes, mais moins accueillants. Les militaires appliquent les règlements à la lettre et sont peu sensibles aux arguments musicaux, dont la poésie semblait leur être étrangère. J'avais le sentiment d'être un enfant pris en faute après une grosse bêtise, d'être un entêté qui voulait enfreindre le règlement, outrepasser les ordres, ou faire acte de délinquance.





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