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« janvier 2008 | Accueil | mars 2008 »

10 posts pour la période février 2008

28/02/2008

La sortie du jour

Sans_titre

L'inspecteur des travaux fini va encore servir aujourd'hui. On part contrôler une production dans une usine vers Compiègne, et, espérons-le, une bonne bouffe à la clef. Dans ces cas là, l'entrepreneur nous chouchoute toujours. Déjà que nous allons braver les éléments et naviguer au GPS en rase campagne, entre les vaches et les cultures en pleins champs, ce serait une petite consolation…

Le but étant d'impressionner l'usinier, de contrôler la qualité du travail et, de voir si le cahier des charges est scrupuleusement respecté.

A force de faire ce boulot à la con, j'en viens à regretter les contacts humains sincères et cordiaux. Une inspection, c'est garder une forte dose de réserve, on ne peut pas réellement sympathiser. Les rapports en sont très altérés, même si l'on se connaît depuis des lustres, et je le déplore sincèrement. En fait, c'est un travail de faux culs de première. Sur les salons on se tape dans le dos et on rigole autour d'un verre, dans mon bureau on devient déjà moins cordiaux en restant souriants et conciliants, en inspection le ton change pour faire place à l'inquisition.

Nuclaire

27/02/2008

Ras le bol et Jacuzzi

Autocollant A propos d'étourderie, il y a régulièrement des gens, pas sympathiques ni compréhensifs, qui se garent sur les emplacements GIC/GIG, ce n'est pas bien. Pourtant, l'amende de 135 Euros devrait être dissuasive. Ce qui me fait le plus râler, c'est quand ce sont les véhicules de dépannage qui prennent ces places, pendant des heures, souvent. Il n'y a qu'en France qu'ils soient si peu respectés, encore que cela aille mieux maintenant. Dans tout le reste de l'Europe, les emplacements réservés sont très observés. Même en Italie où il est difficile de circuler et de stationner dans les grandes villes, les rues piétonnes sont accessibles aux voitures des handicapés ! Encore une fois, notre tempérament gaulois traîne des pieds. Le gouvernement s'en fait d'ailleurs le complice, puisque Rachida Dati ne juge pas opportun de faire sauter les PV des handicapés, son ministère n'en voie pas la nécessité…

-

Jacuzzi Madame est partie en thalasso pour trois jours. Au programme, bains, saunas et jacuzzis et, bien entendu, quelques sorties au restaurant. La belle vie en somme, sauf pour moi qui suis resté pour garder le cap du navire et, qui cherche désespérément un peu de chaleur en prenant toute la place dans un grand lit bien vide. Enfin, tout serait parfait, si elle n'avait pas emmené la clef de la boîte aux lettres. Pendant trois jours, je ne saurai pas s'il y a un courrier concernant mon manuscrit, toujours en instance d'une très hypothétique décision sur son sort. Mais peu importe, j'attendrai son retour avec un peu plus d'impatience. Puis quetion de tête en l'air, je ne suis pas en reste, quand ce n'est pas l'un qui oublie, c'est l'autre !

26/02/2008

La people-pub, gaffe présidentielle & co !

La meilleure preuve qu'il faille être provocateur pour faire parler de soi, même au plus haut niveau, est dans la presse du jour. Barack Obama et le petit Nicolas Sarkozy ne sont pas en reste, ils exploitent le filon de leur mieux, et ils sont très doués ! File_312077_413166_2 Le pricipal étant de ne pas laisser indifférente l'opinion... Salon de l'Agriculture : «j'aurai sans doute mieux fait de ne pas répondre». Interrogé sur sa réaction face à l'insulte d'un visiteur du Salon de l'agriculture, le chef de l'Etat reconnaît qu'il aurait «mieux fait de ne pas répondre» Une phrase qui, selon le directeur de la rédaction du Parisien, a été rajoutée a posteriori par l'Elysée, après l'interview. «Il est difficile, même quand on est président, de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute les défauts de mes qualités», reconnaît Nicolas Sarkozy.

Source Le Figaro.fr

Il suffit de voir les commentaires pour le vérifier, ça ne laisse pas indifférent : "Casse-toi pauvre con" : les réactions NOUVELOBS.COM | 26.02.2008 | 10:41 Les réactions sur l'échange d'invectives entre Nicolas Sarkozy et un visiteur samedi 23 février au Salon de l'agriculture, montré dans une vidéo mise en ligne par le site du Parisien. La gauche et la droite s'en donnent à qui mieux mieux, les uns pour, les autres contre. (Voir ICI)

Dans le même registre.

84_2_2 La photo date de 2006. Barack Obama, dont le défunt père était Kenyan, était alors retourné sur la terre de ses ancêtres. Pendant son voyage, il s'était, comme c'est souvent le cas en pareille circonstance, paré d'un costume traditionnel offert par ses hôtes. Dans la région à majorité musulmane de Wajir, au nord-est du Kenya, il s'était donc retrouvé coiffé d'un turban blanc et habillé d'une robe blanche. - Le cliché, oublié depuis, a refait surface lundi soir sur le site Drudge Report. Connu pour avoir révélé l'affaire Lewinsky, auteur de scoops souvent erronés, à la limite de l'acceptable, il reste néanmoins très influent dans la politique américaine. Il affirme que la photo lui a été transmise par un membre de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton avec cette indication : "Ne verrait-on pas cette photo en couverture de tous les magazines si c'était HRC (ndlr : les initiales complètes d'Hillary Rodham Clinton) ?" L'objectif serait donc de montrer le rapport étroit entre Barack Obama et la religion musulmane -si le sénateur de l'Illinois est chrétien, son père était musulman et son frère s'est converti. Source TF1.LCI.fr

Un nom pour publier...

Comme je le déplorai dans ma note d'hier, avoir un nom qui a fait la une des journaux est un moyen réel pour trouver un éditeur, sauf dans certains cas ! Pour une fois que la loi s'en mêle un peu, on peut être rassuré. Les criminels de tous poils ne peuvent pas publier les mémoires de leurs crimes. Déjà, en son temps, Jacques Mesrine avait pu le faire, mais cela appartient au passé, encore que... Avec les rééditions le passé ressemble au passé très proche, voire au présent !

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L'instinct de mort (roman autobiographique) publié en 1977 chez Jean-Claude Lattès ;

réédition en 1984 aux éditions Gérard Lebovici ;

Réédition en 2006 aux éditions Le Chien rouge (du journal CQFD), avec une préface de Roger Knobelspiess.

Et il y en a eu d'autres, de lui, par lui même... Son nom, et son histoire ont donné matière à beaucoup de livres, voir en bas de cette note la liste impressionnante des ouvrages qui lui ont été consacrés.

Il a été le premier people du monde carcéral, depuis, c'est presque devenu un must dans une biographie, d'avoir "subit" les affres des géoles françaises. Avec l'habitude, on a adjoint un secteur VIP pour les gros poissons. Son copain et complice, François Besse, a écrit lui aussi. Un titre choc, "Je suis un voyou d'honneur"

-

File_298394_161555 Jean Marc Rouillant a lui aussi écrit des livres, dont "Pour en finir avec les prisons" aux éditions "la fabrique" , et "De mémoire" aux éditions Agone, pour raconter son combat dans "Action Directe". Ce prisonnier singulier a fait l'objet d'une demande de mise en semi liberté pour laquelle le parquet a fait appel . Le même Jean-Marc Rouillan, 55 ans, aurait travaillé la journée en CDI chez « Agone » une maison d'édition établie dans la cité phocéenne, à un poste d'éditeur  (rien que ça !) ''Chargé de la préparation de la copie'' (comme quoi, un nom ça peut quand même servir à quelque chose)

Source L'Express

Qu'est-il devenu réellement?

Rouillan, libre ou presque… A-t-il changé ? A-t-il fait «acte de repentir», comme l’exigeait implicitement la chancellerie ? Qui est-il, après près de huit mille jours et huit mille nuits en prison, dont plus de deux mille enfermé dans un isolement total ? Depuis des années, Rouillan l’a dit et répété : «Pour tenir en prison, il faut être extrêmement méthodique.» Rouillan a tenu. Il a écrit. Beaucoup. C’est sa façon «de poursuivre le combat». Septembre 2007, dans le journalsur Internet CQFD, il a ainsi raconté cette journée si spéciale au cours de laquelle le tribunal d’application des peines devait examiner sa demande de placement en semi-liberté. Source Libération

Signe d'une ère nouvelle, visant à moraliser ce genre d'exploitation du crime, la loi s'est adaptée. En décachetant la lettre, qui avait été soigneusement dactylographiée à la centrale de Moulin-Yzeure (Allier), le 6 mai, le juge Gilbert Thiel a dû avoir un haut-le-cœur. Guy Georges, l'homme qu'il a renvoyé aux assises pour le viol et l'assassinat de sept jeunes femmes, lui demandait de le recommander… auprès de son éditeur. Le «tueur de l'Est parisien», condamné à la prison à perpétuité il y a quatre ans, compte bien profiter de sa sinistre notoriété pour vendre ses Mémoires. «J'ai entrepris, depuis environ un an, de raconter l'intégralité de mon histoire à une personne qui souhaitait écrire ma biographie, révèle-t-il au juge. […] Plus de 200 pages dactylographiées sont déjà écrites, et je crois savoir que cette dernière est d'ores et déjà à la recherche d'un éditeur.» Suit cette invraisemblable requête: «En parlant de recherche, peut-être que votre éditeur serait intéressé? Si tel devait être le cas, qu'il n'hésite surtout pas à m'écrire […]» Il ne s'agirait pas seulement de raconter son enfance, mais bien d'évoquer les sept meurtres. «Je considère la parution de ce livre comme un prolongement du procès en assises. […] Nous verrons bien qui, du livre ou du procès, aura apporté le plus de lumière à ce dossier», promet-il. Cette lettre, au-delà de son indécence, pose une nouvelle fois la question du respect de la douleur des familles des victimes et de l'éventuel versement de droits d'auteur à un criminel. En novembre 2002, la parution du livre de Patrick Henry, l'assassin du petit Philippe Bertrand, avait déclenché une vive polémique. Depuis, une disposition méconnue de la loi Perben II a tranché le débat. Du moins en droit. Les juges peuvent, en effet, interdire la diffusion d'ouvrages écrits par des auteurs de meurtres ou d'agressions sexuelles. Autrement dit, si Guy Georges trouvait un éditeur, son juge d'application des peines aurait la possibilité d'envoyer ses Mémoires au pilon.

L'on ne peut plus faire l'apologie de ses propres crimes ! On doit laisser celà à d'autres...

Titres traitants de Jacques Mesrine :

Je n'ai pas le droit à l'oubli, Il était une fois Janou et Jacques Mesrine...

Jeanne Schneider

La chasse à l'homme, La vérité sur la mort de Jacques Mesrine

Lucien Aimé-Blanc

L'affaire Mesrine

Philippe Randa, Nicolas Gauthier

Mesrine: La mort à bout portant, La seule biographie de l'ex-ennemi public n°1

Jacques Mesrine

Mesrine, ou la dernière cavale, "Le jour où tu liras ces lignes, je serai mort"

Guy Adamik

Mesrine, l'indompté

Jean-Émile Néaumet, Philippe Randa

Coupable d'être innocent

Jacques Mesrine

L'instinct de vie, 18 mois de cavale avec Mesrine

Sylvia Jeanjacquot

Une vie de voyou, Michel Ardouin, dit "Porte-avions"

Jérôme Pierrat, Michel Ardouin

Je suis un bandit d'honneur

François Besse

J'ai tant aimé Mesrine

Jocelyne Deraiche

Mesrine: Mythes et légendes d'une mort annoncée

Jean-Marc Simon

L'instinct de mort

Jacques Mesrine

Commissaire Broussard: Mémoires

Robert Broussard, Philippe Broussard

De l'antigang à la criminelle, Un grand flic ouvre ses dossiers

Commissaire Leclerc

En première ligne devant Mesrine

Jacques Tillier

Mesrine, ennemi public n°1, Pour la rétablir la vérité

Jacques Nain

François Besse, La métamorphose d'un lieutenant de Mesrine

Mathieu Delahousse

Les jours obscurs de Gérard Lebovici

Jean-Luc Douin

Un juré en marge: trois semaines au procès de Mesrine

Autin-Monsat

Les Grandes Affaires Criminelles de la Creuse

Jean-Marie Chevrier

Les grandes affaires criminelles en France

Eric Alary

Code TL825 Mesrine, Celui qui a débusqué Mesrine raconte

Emmanuel Farrugia

Jacky Mesrine, jeunesse d'un voyou, Confessions d'un complice

Michel Laentz

25/02/2008

Non bancable...

Olivia_ruiz_2 Toujours pas de nouvelle des éditeurs, mais il est vrai que je ne m'appelle pas non plus Olivia Ruiz, qui va publier un roman bientôt (Ben si ! J'aime bien son ironie, et sa façon de voir les choses.). Et si je mange trop de chocolat, cela ne se porte pas sur mes hanches, à moi.

Je râle parce que, elle, elle est certaine de trouver un éditeur…

Forte du succès de son deuxième album, "La femme chocolat", la chanteuse est actuellement en train d'écrire son premier roman, et enregistre ses tubes en Espagnol (Voir Là). Par ailleurs, la chanteuse après avoir publié son premier recueil de nouvelles, "L'oiseau piment" (il est où ? on ne l'a jamais vu… !), sous la forme d'un cahier intime, s'attelle actuellement à l'écriture d'un premier roman (voir ici)

Olivia Ruiz, l'oiseau piment51jgw211 

Synopsis

Bienvenue dans l'antichambre d'Olivia Ruiz, où sourdent les sources vitaminées de sa création : les portraits hauts en couleurs de sa famille de sang (les parents, les tatas, les tontons, les mamies, etc.) et de sa famille de coeur (Dionysos, Têtes Raides, Juliette, François Hadji-Lazaro, etc.) s'y côtoient ; les influences et filiations bigarrées s'y entrechoquent (Joann Sfar, Tim Burton, la chanson réaliste de Fréhel et de Piaf, les accents de Carlos Gardel et d'Astor Piazzola)...

De nombreux documents (archives personnelles, manuscrits...) et des séquences rédigées comme de petites nouvelles reviennent ainsi sur le parcours fulgurant de la chanteuse effervescente. Tout est passé au crible du bagou d'Olivia : le Sud-Ouest, l'Espagne, l'immigration, le café familial à Marseillette, l'enfance, la cuisine, les films, la musique, du juke-box au rock alternatif.

L’oiseau piment de Olivia Ruiz.

Olivia Ruiz parle vrai et drôle, mêlant bagou ravageur et tempérament obstiné. De nombreux documents (archives personnelles, manuscrits…) et des séquences rédigées comme de petites nouvelles.

Livre édité avec FIP. (voir sur ce site)

(Trois ans d'existence et déjà une biographie, un must, mais il est vrai que c'est une rapide. De là à écrire l'histoire de sa vie, je trouve qu'il y a un peu de précipitation !)

J'ai encore sept manuscrits qui se promènent dans les bureaux des éditeurs, et les semaines s'égrènent lentement. Le temps semble s'être figé sur mes envois, sur un espoir qui paraît de plus en plus vain. Sans doute est-ce parce que le rêve est synonyme d'utopie. Avec les jours sans réponse, on regrette presque que ce lien, si ténu soit-il avec l'édition, se soit rompu. La perversion du système fait exister par le refus. Etre refusé, c'est presque avoir été durant quelques instants, preuve en est la lettre qui arrive par la poste. Le manque de réponse, c'est un sentiment de n'avoir pas été vu qui s'empare de s'aspirant à l'édition. Une forme de non-être qui brûle l'espoir, un feu qui consume les illusions déjà vacillantes.

Comme le dit Gaston Jean MIANE dans son blog, je n'ai pas tué ma belle mère, ni fait la une des faits divers des journaux, ni même marqué de nombreux buts sur un stade de football, alors n'étant pas un people capable d'être bancable sur mon seul nom, je rejoint la longue liste des obscures qui espèrent voir sortir au grand jour leurs manuscrits. L'attente commence à être longue, les derniers envois ne répondent toujours pas. Et comme tous, je ne sais qu'en penser.

20/02/2008

A vos marques, prêts, FEU...

Même en Italie, il fait froid durant l'hiver, et je déteste le froid, mais bon, avais-je le choix ? Ce sont les affaires qui guident les déplacements. Comme d'habitude, nous avons très bien mangé et très bien bu, surtout le petit blanc de Sardaigne. Un petit Jésus en culotte de velours, comme auraient chanté nos anciens. Cela aura duré trois jours pour constater, en cinq minutes que le boulot était bien fait, et les commandes approvisionnées. Le reste du temps ne fut que de la COM, du public relation et de la parlotte. Et pour la première fois, il n'y avait pas une flopée de nenettes du genre Barbies polyglottes pour nous suivre dans tous les déplacements, le monde se moraliserait-il, malgré Sarkozy ? Encore que maintenant, c'est la famille Sarkozy qui nous joue le coup du fils en politique (Jean Sarkozy brigue le conseil général de Neuilly), à la manière Bush and CO. Un maître de la politique en coulisse et du traquenard serait-il né ... Mais comme pour le reste, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, et il a très faim, le jeune homme aux cheveux long. D'ailleurs, à ses débuts, jeune aussi son père aussi avait un poil de tête en abondance, une singularité qui l'a propulsé jusqu'où l'on sait !

Au retour, de grandes manoeuvres nous attendaient, la politique et la stratégie d'entreprise étaient en ébullition. Un nouveau chef donne toujours des envies aux sous-chefs. Les espions aux pattes de velours sont de sortie, tout le monde tracte à qui mieux mieux, les rancunes s'aiguisent, et les cadavres pas encore tout à fait morts se réveillent. Le grand manipulateur est dans les murs. Manipulateur702170 Il y en a qui serrent les fesses, rasent les murs, quand d'autres relèvent la tête et se pavanent. On se surprend aussi à guetter qui serre la main de qui, voire même qui décrochera un sourire des "bigs boss". Il y en a qui roucoulent pour tenter de sauver les meubles en faisant du charme, ou pour essayer de rallier des suffrages à leurs causes. Chacun tente aussi de renouer avec ses "amis" pour sembler plus fort, pour être plus rassuré face au devenir de son gagne pain. En résumé, d'un trait de plume, la nomination d'un nouveau patron rend caduque l'ensemble des nominations passées, tout est à refaire et tous ne sont pas plébiscités pour assurer le futur. Les sièges éjectables sont armés et prêts à fonctionner. Du coup, chacun s'observe, s'épie en douce, critique et se contredit dans la foulée. Certains commencent déjà à chercher une porte de sortie en rédigeant des CV, d'autres se cramponnent à leurs fauteuils. Et ce soir, que diront-ils en rentrant ? Diront–ils la vérité ou tenteront-ils d'avoir un air serein devant la famille ? Et combien oseront dire les coups réellement bas qu'ils font aux "copains" pour se maintenir en place ? Il n'y a pas de guerre propre et sans victime. Yes, la guerre fait rage en sourdine, le seul mot d'ordre étant de régler les affaires courantes. Les soucis des uns ne sont pas ceux des autres, et l'ensemble du personnel, à cent lieues de ces manipulations géostratégiques ne voit rien venir, pour eux la vie s'écoule comme tous les jours.

Le jeu des chaises musicales démarrer bientôt… Il a d'aileurs déjà commencé, les premières têtes tombent depuis ce matin.

Le jeu d'échec commence très fort, chacun avance ses pions. La politique et la finance s'en mêlent en juges très partiaux et, ne sont pas en reste dans le lancer de coup bas. Les rancoeurs sortent au grand jour, les baisers de Juda pleuvent ! Jamais l'on ne m'a offert autant de café à boire. A croire que la caféine délie les langues et ouvre l'esprit aux arguments des uns et des autres. On a le sentiment que la terre s'effondre, et certains songent déjà à rédiger un CV pour prendre le large.

Il est juste à craindre que cette partie n'ait pas de revanche, les coups doivent porter très vite et, les choix se doivent décisifs. Les grands manipulateurs ont déjà les ficelles de l'avenir en mains, l'ordre est tombé "Réglez les affaires courantes" !

La direction est dans tous ses états, et pendant ce temps, le personnel rentre de la cantine en souriant, comme s'il ne se passait rien. Ce mercredi est un jour normal, ni meilleur, ni plus mauvais qu'un autre…

J'adore ce genre de mélo de la stratégie d'entreprise, ça maintien les sens en éveil.

11/02/2008

Tchaooo !

Images Je m'envole vers l'Italie dans quelques heures, dès que mon rendez-vous de ce matin sera fini. Encore faudrait-il que les grèves ne me clouent pas au sol... Il m'est déjà arrivé de faire le trajet en voiture, pour cause de grève, et c'est long, 2500 kilomètres en auto pour un RV ! D'autant plus qu'à Milan, il ne fait pas meilleur temps qu'ici.

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