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« février 2008 | Accueil | avril 2008 »

17 posts pour la période mars 2008

31/03/2008

Lecture des manuscrits.

Comme suite à ma note sur les chiffres du monde de l'édition, je voudrai ajouter ces quelques information, glanées dans la presse. C'est simple, les chances de se faire publier pour un "primo", sont infimes, 0.05 % seulement. Comme pour devenir une "star" du monde du spectacle, les places sont rares. Seuls les meilleurs verront le jour se lever. L'on voit trop de manuscrits qui racontent des histoires de famille, des vie creuses, des "à peu près" qui ne passionnent que les protagonistes et leurs auteurs. Le public des lecteurs veut qu'on le fasse rêver, qu'on sollicite son imaginaire, qu'on le fasse réfléchir, ou qu'on l'informe ; pas qu'on le saoul de mots creux et vides de sens pour lui. Le lecteur a besoin dans sa recherche livresque, que l'auteur le transporte dans son univers, de sentir les ambiances, de s'émouvoir avec les personnages, de pourvoir s'identifier à eux, ou de les détester pour au besoin mieux les aimer ensuite…

Le nombre de livres publiés croît sans cesse mais le nombre de candidats à l'écriture croît plus vite encore. D'où l'importance du tri des manuscrits. Existe-t-il des critères objectifs pour séparer le bon grain de l'ivraie, distinguer l'écrivain du non-écrivain? Editeurs et lecteurs de maisons d'édition s'expliquent.

Eté comme hiver, c'est l'avalanche. En 1999, 4 500 manuscrits ont été envoyés par la poste aux éditions Gallimard, 2 500 chez Minuit, 1 000 chez Lattès, 3 000 chez P.O.L, 2 000 chez Phébus, 3 500 chez Flammarion. Quant aux éditions Grasset, elles ont reçu 60 textes par semaine, et la maison Albin Michel 50 par jour! ... Les chiffres sont vertigineux et n'ont cessé de croître au fil des ans. Il y a dix ans, la plupart des éditeurs recevaient deux fois moins de manuscrits. Lorsqu'on sait qu'en moyenne un manuscrit sur deux mille est publié, c'est-à-dire que 99,9% de la prose postée est renvoyée accompagnée d'une lettre de refus et 0.05 % sont acceptés,

Comme s'il suffisait de s'asseoir devant son écran pour être un écrivain ou d'adopter la typographie des éditions Gallimard pour se retrouver en librairie!

«Beaucoup écrivent de manière primaire, sans avoir la moindre idée de ce qu'on appelle un style et des ressources qu'offre la langue.» «Ils nous envoient leurs manuscrits au hasard, sans jamais être entrés dans une librairie pour regarder qui fait quoi.»

Chez tous les éditeurs, la première étape, la lecture au tri, élimine en effet 90% des manuscrits. Soit qu'ils n'aient rien à faire dans cette maison (de la poésie chez Albin Michel, un roman gore chez Gallimard, les Mémoires de ma grand-mère chez Minuit), soit que leur indigence saute aux yeux «de la même façon qu'une croûte se voit au milieu de toiles de maîtres».

Cette lecture, rapide et professionnelle, dure de trois à dix minutes par manuscrit. Il est donc possible d'écluser l'arrivage dans la journée. Les manuscrits refusés sont ensuite mis à disposition tandis qu'une lettre type est envoyée à l'auteur au terme d'un délai de décence d'un mois ou deux. Son énoncé est à peu près toujours le même: «Malheureusement, il n'a pas paru que votre ouvrage fût susceptible de trouver sa place dans la programmation actuelle de notre maison...»

Que deviennent les 10% de manuscrits mis de côté»? Soit la maison est dotée d'un comité de lecture qui rassemble dix à quinze personnes triées sur le volet (Pdg, éditeurs, auteurs, journalistes plus rarement), réunies soit chaque semaine soit chaque mois, pour être consultées sur les futures publications. C'est ainsi chez Gallimard, Le Seuil, Grasset ou Albin Michel. Après avoir été d'abord confiés à des lecteurs maison ou extérieurs (payés en moyenne... 300 francs le manuscrit, rapport de lecture compris), 5% des manuscrits sont présentés au comité. Là, dans le plus grand secret, les sommités discutent (ou non), demandent (éventuellement) une nouvelle lecture et rendent leur décision, puis grenouillent (ou non) dans les couloirs pour plaider la cause de tel ou tel.

Si le préposé au tri des manuscrits assume entièrement seul la responsabilité du refus net et définitif, la décision de publier, elle, est en principe collégiale et fait suite à deux, trois, voire quatre avis de lecteurs. Leur ordre de mission est partout le même: après lecture, ils rédigent un rapport bâti en deux points: résumé du texte et avis critique, le tout en une ou deux pages dactylographiées. Ce qui donne par exemple: «Les intentions de X restent obscures. Qu'entend-elle raconter? La seconde partie manque de force. La tension dramatique s'en ressent. Il faudrait resserrer cette partie et renoncer à certaines digressions balbutiantes.» Ou encore, dans un autre genre: «Peut-être suis-je atteint d'une raideur pathologique de la mâchoire mais je n'ai ressenti, au cours de cette lecture, aucune contraction zygomatique. J'ai simplement éprouvé quelques difficultés respiratoires - à cause de la longueur des phrases (aucune ne dépasse dix mots) - une sorte d'asthme stylistique.»

Au Dilettante: «Un écrivain se reconnaît lorsqu'on le lit. On a envie de tourner la page. Ce qui importe, ce n'est pas le beau parler. C'est l'existence d'un univers, la force d'une personnalité.» par Catherine Argand, Lire, février 2000 (extraits de l'article)

Dans le secteur livre, la BNF enregistre désormais plus de 62 000 titres déposés chaque année, tandis qu’Electre a vu passer 53 500 nouveautés en 2005. Le différentiel est de l’ordre de 10 000 titres, mais c’est certainement une estimation basse de la matière noire échappant aux circuits de diffusion traditionnels. Par nature, ces titres fantômes sont tirés à si peu d’exemplaires qu’une fraction n’est pas déclarée au dépôt légal. Le volume annuel d’invendus est de l’ordre de 110 millions d’exemplaires, chiffre bien sûr à actualiser pour 2006. La fraction qui échappe au pilon est réputée infinitésimale, bien que le chiffre exact soit difficile à approcher... Si l’on considère uniquement les grands éditeurs (soit une centaine de maisons publiant au moins une nouveauté par semaine) et si l’on examine le sort des manuscrits soumis par des auteurs totalement inconnus, le taux de rejet semble se situer entre 70 et 99,97 % avec une moyenne de 98 %. Source Marc Autret

27/03/2008

Le saint Graal

Hier soir, je regardais "la nouvelle star" à la télévision. En général, devant cet engin bruyant et disgracieux, je cruciverbe, ou je lis un bon livre. Pourtant, hier soir, cette émission m'a surpris. On y voit des candidats qui passent des étapes en chanson, et à chaque fois, il y a des éliminatoires et des déçus. Jusqu'ici, rien de bien surprenant. L'humain a toujours eu un faible pour les jeux du cirque, il aime voir s'écrouler les autres, et aime plébisciter le vainqueur, jusqu'à l'ériger au rang de dieu, de STAR. A la seconde partie de l'émission, les choses se sont corsées. Vingt-sept aspirants chanteurs des deux sexes sont retenus, mais seulement quinze d'entre eux franchiront le cap et entreront à Baltard dans le "grand cirque".

J'ai été surpris par la similitude de situation entre eux et les aspirants écrivains qui envoient des manuscrits par la poste. Dans les maisons d'édition, les éliminatoires sont rapides, nets, sans regret, ne laissant aucun espoir aux impétrants dépités. Certains, feront l'objet d'une petite attention, parce qu'ils se détachent un peu et, très peu feront l'objet d'une étude plus complète car ils apportent quelque chose de nouveau, qu'ils envisage un regard différent, ou qu'ils savent toucher.

Ceux qui sont sélectionnés, pour continuer l'aventure du showbiz, en sont au même stade que ceux qui ont un manuscrit à l'étude dans un comité de lecture. Dans les deux cas de figure, dans des genres différents, ils sont sélectionnés pour avoir un potentiel. Pourtant, rien n'est encore acquis. La nouvelle star a auditionné plus de vingt-cinq mille candidats et un seulement sera retenu, emportera la coupe, touchera le saint des saints, soit 0.004 % de chance d'être "l'élu". C'est très peu ! On lit parfois, bien que les chiffres soient tenus secret, que 60376 titres ont été publiés en 2007 en France (source FR3). Le portail du livre donne le chiffre de 1 sur 10000 ayant des chances d'être édité, soit 0.001% de chance possible. Ce qui représenterait, d'après les chiffres de la république des lettres environ 10 % de premier roman sur la masse globale des livres édités chaque année en France.

Les chiffres sont toujours difficiles à interpréter, les éditeurs communiquent peu ce genre d'information, mais il est à retenir que faire publier un roman reste très difficile, long et coûteux en énergie.

Pour info : Mes lettres de refus ont été consultées environ 3000 fois en six mois par les internautes. Mes pages les plus visitées parlent de la difficulté de se faire éditer, CQFD

Publier son livre : un rêve pour un tiers de Français

Une étude amorcée par le site Books On Demand - simple portage de Vidéo On Demdan, mais adapté aux livres, et parue voilà quelque temps nous rappelle combien la publication de son livre importe au coeur des Français.

Ainsi, « un répondant sur 3 s’imaginerait écrire et publier un jour ses écrits », mais 74 % considèrent que cette démarche a peu de chances d'aboutir avec une maison classique. Et les 18-25 ans se montrent encore plus pessimistes à ce sujet. Source Actualité littéraire

En vit-on ?

Le monde du livre fascine. Chaque année, près de 5000 nouveaux romans sont publiés... dont la durée de vie moyenne est inférieure à un an. Pas facile d'en vivre. L'écrivain vit sous le régime du risque, et du droit d'auteur : sa rémunération dépend des ventes de ses livres, donc de sa capacité à fidéliser un public. 

26/03/2008

Publier un roman

Un monde en crise ?

[…]Malheureusement, tout l’écrit imprimé est touché par une crise, y compris la presse qui traditionnellement annonce et critique les nouvelles parutions. Ainsi, déclare Éric Vigne, « la possibilité que l’ouvrage atteigne intellectuellement et matériellement son lectorat potentiel est désormais problématique. » Intellectuellement, parce que la presse n’est plus lue et matériellement, parce que les libraires sont obligés de réduire le plus possible leur stock. Comme certains éditeurs, tentés de publier les auteurs à raison de leur seule visibilité médiatique, les libraires sont tentés de n’offrir au regard de leurs clients que les livres d’auteurs déjà « vus à la télé ».

Passant sous silence l’importance toujours croissante des blogs et des revues en ligne, en particulier dans la promotion des livres, l’essentiel de la démonstration d’Eric Vigne s’appuie sur le constat du déclin des réseaux traditionnels de vente (ère commerciale) et sur celui des principes traditionnels d’édition (péréquation). Ainsi, les hypermarchés qui se sont mêlés depuis peu de vendre des livres (marchandisation) dictent presque leur loi à l’éditeur obligé de produire une littérature vide, assimilée à la consommation de denrées périssables (quick-book) ou apparentée à la société du spectacle (« livres de notoriété »). À lire Éric Vigne, on pourrait croire que l’édition est passée de l’ère du sain négoce à celle d’une débauche lucrative. La lecture, naguère exigeante, serait aujourd’hui réservée à une littérature facile qui se répète elle-même et qui répète la télévision. […] dans Fabula.org

Le malaise des écrivains face au monde virtuel

Le dossier Littér@ture : Le livre à l’ère du numérique publié dans l'édition du 13 mars 2008 de l'hebdomadaire Courrier international nous permet de comprendre une part du malaise des écrivains face au monde virtuel. Dans ce dossier, on retrouve un article intitulé «Place au roman 2.0» présenté en ces mots: «La littérature peut-elle représenter un monde de plus en plus virtuel ? En 2006, le magazine en ligne Slate invitait les auteurs américains Gary Shteyngart et Walter Kim à en débattre. Extrait de leur échange.» L'article original en anglais du magazine Slate est accessible gratuitement en ligne sous le titre «The Novel, 2.0». de Courrier international.

C'est ainsi que des écrivains en viennent à créer leur propre maison d'édition, Piétra Liuzzo Editions, Editions Nicolion ou les Editions Volpiliere, tant la lutte pour la terre promise est difficile. Une façon indirecte de contourner le compte d'auteur total et, le mépris des maisons qui proposent ce genre de contrat pour les auteurs, sans promotion et sans considération. Le seul souci, restera d'avoir vraiment le temps de faire son métier d'éditeur et celui d'écrivain. La question a souvent été posée à des éditeurs, qui généralement déclarent que ce sont là deux métiers bien différents, et qu'ils manquent singulièrement de temps pour faire les deux. D'autre part, la lecture des manuscrits est une grande dévoreuse de temps et, un rél travail sans le quel, ils perdraient leurs raisons d'être. Déjà que avoir l'espoir d'être vraiment lu, il faut une dépense d'énergie peu commune, si l'on n'est pas du "sérail". Wrath (LJM) le clame très haut et très fort au long de son blog tous les jours. Je pense que l'éditeur et les auteurs sont complémentaires, et que la symbiose des deux reste difficile à réaliser, les deux professions étant très chronophages.

La Lettrine donne des infos sur les agents littéraires français, pour ceux qui voudraient tenter leur chance par d'autres moyens.

Ne pas laisser les mots et la pensée se figer, voilà une très noble tâche que celle de la littérature et des écrivains. Et contrairement à ce qu'on pourrait conclure un peu vite, il ne s'agit nullement de "faire de l'original à tout prix", juste pour se distinguer, ce qui serait une perversion sans intérêt du travail de l'écrivain, mais d'une quête autrement plus essentielle et ô combien difficile!

25/03/2008

Printemps nouveau

Aujourd'hui, j'aurai aimé rester au lit, ou partir en bateau sur une mer bleue et chaude. J'aurai voulu ne plus avoir à attendre une hypothétique réponse de la part d'un éditeur, n'avoir pas eu cette idée folle d'écrire un roman. Il y a des jours comme ça, où l'on rêve d'un ailleurs, forcément plus chaud, forcément plus loin. RosierblackbaccarameillandDes matins, où le jour se levant, on se demande se qu'aurait pu être sa vie si l'on avait fait d'autres choix, plutôt que d'aller tout droit devant soi. En attendant, il ne reste plus que le rêve et l'espoir, le rêve d'une réponse qui tarde et l'espoir de revoir de nouveau mes rosiers fleurir.  Surtout deux d'entre eux, le Black Baccara presque noir à force d'être rouge foncé et le petit centenaire qui a des roses de couleurs différentes sur le même branche.

21/03/2008

Censure des livres, encore...

Un témoignage éloquent, à ne pas rater... Karima a besoin d'être soutenue dans son combat pour le droit de vivre libre. Ni putes, ni soumise !

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Photo_1579938 Insoumise et dévoilée, écrit par Karima a, jusqu'à présent, été écoulé à 300 exemplaires et est actuellement en rupture de stock. Une centaine de livres seront cependant à nouveau en vente dès ce vendredi. L'éditeur, Freddy Allart, espère atteindre les 1.000 ouvrages vendus d'ici deux mois. "Les demandes ne cessent d'affluer", admet-il. (belga/7sur7)

Dans son livre, Karima raconte son histoire : traitée comme la petite bonniche d'une famille nombreuse maghrébine de Verviers, elle est obligée de porter le voile à 9 ans et mariée de force.

Karima300 « Dites bien que je n'ai pas peur », déclare Karima au Vif/L'Express. Une partie de la communauté marocaine et musulmane de Verviers l'accuse de trahison parce qu'elle livre son enfance et sa jeunesse douloureuses dans Insoumise et dévoilée, à paraître le 10 mars prochain chez l'éditeur montois Azimuts. Cette femme de 32 ans n'a pas froid aux yeux. Son histoire le prouve. Son prochain livre s'intitulera : Lettre à mes parents.

Des parents originaires des montagnes berbères de l'Atlas, père mineur, mère illettrée : Karima est la sixième d'une famille pauvre de neuf enfants, dont huit nés en Belgique. Le livre de Karima est aussi une quête de soi. Elle y perce le mystère qui a plané sur son enfance. Entre 3 et 6 ans, avec l'une de ses sœurs, elle a été placée dans une institution. Il s'agissait du préventorium de Pulderbos, près d'Anvers. Un endroit chaleureux, où la famille a laissé les deux petites filles « pour des raisons socioéconomiques », apprendra-elle à l'âge adulte.

Report de la décision sur le retrait du livre "Insoumise et dévoilée"

La famille de Karima, la Verviétoise musulmane de 32 ans qui a publié le 10 mars l'ouvrage intitulé Insoumise et dévoilée, ont intenté une action en référé devant la justice. Ses parents et ses soeurs ont intenté une action en référé devant le tribunal de 1ère instance de Verviers afin de retirer l'ouvrage de la vente.

Le dossier devait être examiné ce jeudi mais pour permettre aux avocats de la défense de Karima de préparer leur argumentation, les débats ont été reportés au vendredi 28 mars. Le récit de ce livre retrace le combat de la Verviétoise pour sortir de ce qu'elle décrit comme une dictature familiale qui lui était imposée. Elle explique comment elle a tourné le dos à sa famille, une famille qui l'a battue et humiliée et qui l'a mariée de force au nom de l'Islam.

La famille a décidé de suivre la voie judiciaire pour se faire entendre. "Ce n'est pas une démarche haineuse de la part des parents et des soeurs", précise Victor Demarteau, le conseil des demandeurs. Leur objectif est d'interdire la vente du livre afin de retirer certains passages qu'ils trouvent inacceptables.

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18/03/2008

Le Degré suprême de la tendresse

Helena1 Un livre attire mon attention, j'ai cru avoir mal lu, mais pourtant c'était bien vrai. De l'érotico-ordurier pour Mâles en mal de fantasmes, peut-être ? En tous cas, ça gâche, pour moi, le plaisir de la lecture. Je suis ouvert à beaucoup de chose, mais il y a des limites et on devait avoir trop fêté pour prendre pareille prose chez EHO.

Je trouve cela dommage, en général j'aime bien leurs livres, mais je n'aime pas le déballage grossier systématique, les gargarismes de vulgarité.

Vraiment, est-ce là de la qualité que ce déballage indécent ? Il est d'autant plus choquant, que c'est une femme qui l'a écrit. Utilisant les plus bas instinct de l'homme pour les prêter à une femme, qui semble en jouir, l'auteur risque fort de normaliser l'absurde dans l'imaginaire de certains (et il y en a !). Il existe d'autres façons de décrire "la soumission passionnelle" et, le vulgaire allié à l'exhibitionnisme, ne sont pas un passage obligé pour les décrire, ou se singulariser. En bref, je n'aime pas du tout, la vulgarité ne profitant pas à la littérature ! C'est un point de vue très personnel, il n'engage que moi...

Résumé du livre :

Des indomptables. Virginie, échappée des banlieues, rencontre Jésus en se livrant au stupre, aux drogues et à la spéculation immobilière ; une diablotine à figure d'ange, la marquise Héloïse, séduit un roi, mais lui préfère un capitaine de galère plus velu ; Flora improvise près de la PJ un bacchanale inspirée par un caïd amoureux. Elles ne manquent ni d'imagination ni d'appétit. Toutes sont libres. Libres et libertines, après avoir été contraintes, et de bien vilaine manière. On a tenté de leur encombrer la bouche. Elles ont coupé court.

Empruntant son titre à la définition du cannibalisme par Dali, Héléna Marienské donne le ton : l'abus de pouvoir sera réprimandé avec insolence. Impeccable styliste, elle croque avec gourmandise La Fontaine, Céline et plus près de nous Pérec, Angot ou Houellebecq. Sensuels et malicieux, ses huit pastiches explorent les délices de la subversion et mêlent plaisir du texte et du sexe. Un menu érotico littéraire à déguster sans modération.

EXTRAIT :

“Une fois nue, elle se mettait en levrette, tendant sa vulve et son anus parfaitement lubrifiés vers la bouche d’Hitkartoff. “Continue, salope, excite moi”, ricanait-il alors, en grignotant des Monacos de Belin. La pétasse répandait du champagne sur sa chatte et se branlait avec le goulot de la bouteille. L’ensemble, d’une grande vulgarité, était formidablement excitant. Malheureusement, Leonardo di Caprio, Edouard Balladur et Jésus apparaissaient au moment où elle s’autoenculait avec la hampe de la bouteille. “

Le Degré suprême de la tendresse d’Héléna Marienské - Editions Héloïse d’Ormesson

17/03/2008

Salon du livre 2008

Elisabeth_et_pietraElisabeth Robert avec son éditrice Piétra Liuzzo.

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Je suis passé au salon du livre 2008, histoire de voir en vrai Elisabeth Robert (qui semble si frêle, si petite malgré un joli tempérament), au stand des éditions Piétra Liuzzo, il y avait là bien du monde. Les auteurs de son écurie comme Isabelle Ménétrier, ensuite Pietra Liuzzo (l'éditrice en personne, sagement assise dans le fond du stand), puis Sandra Lemage, Angela Della Torre et sur la gauche une figure du showbiz: François Alquier (dit aussi "THE" Mandor) et Stéphane Nolhart. Mandor dont je n'avais vu que des photos, était sur le côté du stand, je l'ai reconnu de suite. Nos regards se sont croisés, sans plus. Si je savais qui il était, lui ne me connaissait pas… Elisabeth m'a reconnu au premier regard, elle était en grande discussion avec une amie que je présume blogueuse aussi. Ensuite, elle est venue vers moi et nous avons parlé un peu.

- Connais-tu Piétra me dit-elle tout d'un coup ?

- Non, pas personnellement…

Et notre Elisabeth, sans perdre un instant, fille vers son éditrice dans le fond du stand et la ramène pour me la présenter, J'étais ravi de cette rencontre inattendue, et ma foi, bien intimidé. Je me sentais si petit à son côté, comme un enfant pris en faute d'avoir été trop gourmand. Déjà que c'était la première fois que je faisais la bise à un écrivain (en l'occurrence Elisabeth, mais je n'aime pas le mot "écrivaine"), mais en plus je serrai la main d'une éditrice et passais un moment à parler avec elle. Un grand moment ! Mes contacts avec les éditeurs se soldaient jusqu'ici à des lettres de refus. Pour un peu j'avais le sentiment de franchir un cap, d'avancer un peu dans mon projet vers le livre, de ne plus être un numéro lambda dans une liste de refusés. Ce fut une bonne journée et un grand souvenir.

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Guillaume Musso, le rêve accompli…

Un parcours peu commun, mais un essai réussi ! Critiqué, Guillaume Musso l'est, il suffit de lire les commentaires des pseudo-intellos pour qui le livre est un effet de style, un art de l'écriture et de la pensée, mais qui se vendent bien moins bien…

Ils pestent de jalousie, c'est là la vérité. Un auteur qui vend autant, ne le fait que parce qu'il touche beaucoup de lecteur. Même si ce n'est pas de la "grande littérature", c'en est suffisamment pour redonner l'envie de lire à bien des gens, donner de la matière pour rêver. Ce qu'il apporte, les autres ne le font pas. Alors qu'importe ce que pensent certains "grands noms" si les Marc Levy et Guillaume Musso font du populaire, car ne font d'ombrage à personne, leurs lecteurs ne liraient pas les livres des autres de toute façon.

Fils de bibliothécaire, il ne perd pas son but de tête et publie son premier roman en 2001 "Skidamarink", chez Anne Carière où il aborde des interrogations économiques et sociales. 202081

En 2004, Guillaume Musso confie son roman Et Après à XO . Pour ce faire, il envoie son livre " Skidamarink " et une copie des critiques de presse, plus les sept premiers chapitres de son nouveau livre à Bernard Fixot. Bernard Fixot est enthousiasmé par l’atmosphère unique que crée ce jeune auteur à l’écriture moderne. Et Après… rencontre un large public puisqu’il est vendu à près d’1 million d’exemplaires et traduit dans une vingtaine de langues. Les droits de l’adaptation de Et Après… ont été acquis par Fidélité Production (Podium, 8 femmes…), qui devrait tourner le film en Amérique du Nord à l’été 2007. Cet immense succès, confirmé par celui de Sauve-moi (XO, 2005) et de Seras-tu là (XO, 2006), fait aujourd’hui de lui un des auteurs français favoris du grand public.

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Ce blog m'aura permis, au moins, d'en arriver jusqu'ici, ce qui déjà bien. Plus loin que je ne l'espérai en le créant, c'est certain, et près de 10.000 visites en six mois. Cela me semble énorme, totalement inpensable !

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