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? Damien Guinet
un Blog-It Express chez vous ? Blog-It Express

« février 2008 | Accueil | avril 2008 »

17 posts from mars 2008

31/03/2008

Lecture des manuscrits.

Comme suite à ma note sur les chiffres du monde de l'édition, je voudrai ajouter ces quelques information, glanées dans la presse. C'est simple, les chances de se faire publier pour un "primo", sont infimes, 0.05 % seulement. Comme pour devenir une "star" du monde du spectacle, les places sont rares. Seuls les meilleurs verront le jour se lever. L'on voit trop de manuscrits qui racontent des histoires de famille, des vie creuses, des "à peu près" qui ne passionnent que les protagonistes et leurs auteurs. Le public des lecteurs veut qu'on le fasse rêver, qu'on sollicite son imaginaire, qu'on le fasse réfléchir, ou qu'on l'informe ; pas qu'on le saoul de mots creux et vides de sens pour lui. Le lecteur a besoin dans sa recherche livresque, que l'auteur le transporte dans son univers, de sentir les ambiances, de s'émouvoir avec les personnages, de pourvoir s'identifier à eux, ou de les détester pour au besoin mieux les aimer ensuite…

Le nombre de livres publiés croît sans cesse mais le nombre de candidats à l'écriture croît plus vite encore. D'où l'importance du tri des manuscrits. Existe-t-il des critères objectifs pour séparer le bon grain de l'ivraie, distinguer l'écrivain du non-écrivain? Editeurs et lecteurs de maisons d'édition s'expliquent.

Eté comme hiver, c'est l'avalanche. En 1999, 4 500 manuscrits ont été envoyés par la poste aux éditions Gallimard, 2 500 chez Minuit, 1 000 chez Lattès, 3 000 chez P.O.L, 2 000 chez Phébus, 3 500 chez Flammarion. Quant aux éditions Grasset, elles ont reçu 60 textes par semaine, et la maison Albin Michel 50 par jour! ... Les chiffres sont vertigineux et n'ont cessé de croître au fil des ans. Il y a dix ans, la plupart des éditeurs recevaient deux fois moins de manuscrits. Lorsqu'on sait qu'en moyenne un manuscrit sur deux mille est publié, c'est-à-dire que 99,9% de la prose postée est renvoyée accompagnée d'une lettre de refus et 0.05 % sont acceptés,

Comme s'il suffisait de s'asseoir devant son écran pour être un écrivain ou d'adopter la typographie des éditions Gallimard pour se retrouver en librairie!

«Beaucoup écrivent de manière primaire, sans avoir la moindre idée de ce qu'on appelle un style et des ressources qu'offre la langue.» «Ils nous envoient leurs manuscrits au hasard, sans jamais être entrés dans une librairie pour regarder qui fait quoi.»

Chez tous les éditeurs, la première étape, la lecture au tri, élimine en effet 90% des manuscrits. Soit qu'ils n'aient rien à faire dans cette maison (de la poésie chez Albin Michel, un roman gore chez Gallimard, les Mémoires de ma grand-mère chez Minuit), soit que leur indigence saute aux yeux «de la même façon qu'une croûte se voit au milieu de toiles de maîtres».

Cette lecture, rapide et professionnelle, dure de trois à dix minutes par manuscrit. Il est donc possible d'écluser l'arrivage dans la journée. Les manuscrits refusés sont ensuite mis à disposition tandis qu'une lettre type est envoyée à l'auteur au terme d'un délai de décence d'un mois ou deux. Son énoncé est à peu près toujours le même: «Malheureusement, il n'a pas paru que votre ouvrage fût susceptible de trouver sa place dans la programmation actuelle de notre maison...»

Que deviennent les 10% de manuscrits mis de côté»? Soit la maison est dotée d'un comité de lecture qui rassemble dix à quinze personnes triées sur le volet (Pdg, éditeurs, auteurs, journalistes plus rarement), réunies soit chaque semaine soit chaque mois, pour être consultées sur les futures publications. C'est ainsi chez Gallimard, Le Seuil, Grasset ou Albin Michel. Après avoir été d'abord confiés à des lecteurs maison ou extérieurs (payés en moyenne... 300 francs le manuscrit, rapport de lecture compris), 5% des manuscrits sont présentés au comité. Là, dans le plus grand secret, les sommités discutent (ou non), demandent (éventuellement) une nouvelle lecture et rendent leur décision, puis grenouillent (ou non) dans les couloirs pour plaider la cause de tel ou tel.

Si le préposé au tri des manuscrits assume entièrement seul la responsabilité du refus net et définitif, la décision de publier, elle, est en principe collégiale et fait suite à deux, trois, voire quatre avis de lecteurs. Leur ordre de mission est partout le même: après lecture, ils rédigent un rapport bâti en deux points: résumé du texte et avis critique, le tout en une ou deux pages dactylographiées. Ce qui donne par exemple: «Les intentions de X restent obscures. Qu'entend-elle raconter? La seconde partie manque de force. La tension dramatique s'en ressent. Il faudrait resserrer cette partie et renoncer à certaines digressions balbutiantes.» Ou encore, dans un autre genre: «Peut-être suis-je atteint d'une raideur pathologique de la mâchoire mais je n'ai ressenti, au cours de cette lecture, aucune contraction zygomatique. J'ai simplement éprouvé quelques difficultés respiratoires - à cause de la longueur des phrases (aucune ne dépasse dix mots) - une sorte d'asthme stylistique.»

Au Dilettante: «Un écrivain se reconnaît lorsqu'on le lit. On a envie de tourner la page. Ce qui importe, ce n'est pas le beau parler. C'est l'existence d'un univers, la force d'une personnalité.» par Catherine Argand, Lire, février 2000 (extraits de l'article)

Dans le secteur livre, la BNF enregistre désormais plus de 62 000 titres déposés chaque année, tandis qu’Electre a vu passer 53 500 nouveautés en 2005. Le différentiel est de l’ordre de 10 000 titres, mais c’est certainement une estimation basse de la matière noire échappant aux circuits de diffusion traditionnels. Par nature, ces titres fantômes sont tirés à si peu d’exemplaires qu’une fraction n’est pas déclarée au dépôt légal. Le volume annuel d’invendus est de l’ordre de 110 millions d’exemplaires, chiffre bien sûr à actualiser pour 2006. La fraction qui échappe au pilon est réputée infinitésimale, bien que le chiffre exact soit difficile à approcher... Si l’on considère uniquement les grands éditeurs (soit une centaine de maisons publiant au moins une nouveauté par semaine) et si l’on examine le sort des manuscrits soumis par des auteurs totalement inconnus, le taux de rejet semble se situer entre 70 et 99,97 % avec une moyenne de 98 %. Source Marc Autret

27/03/2008

Le saint Graal

Hier soir, je regardais "la nouvelle star" à la télévision. En général, devant cet engin bruyant et disgracieux, je cruciverbe, ou je lis un bon livre. Pourtant, hier soir, cette émission m'a surpris. On y voit des candidats qui passent des étapes en chanson, et à chaque fois, il y a des éliminatoires et des déçus. Jusqu'ici, rien de bien surprenant. L'humain a toujours eu un faible pour les jeux du cirque, il aime voir s'écrouler les autres, et aime plébisciter le vainqueur, jusqu'à l'ériger au rang de dieu, de STAR. A la seconde partie de l'émission, les choses se sont corsées. Vingt-sept aspirants chanteurs des deux sexes sont retenus, mais seulement quinze d'entre eux franchiront le cap et entreront à Baltard dans le "grand cirque".

J'ai été surpris par la similitude de situation entre eux et les aspirants écrivains qui envoient des manuscrits par la poste. Dans les maisons d'édition, les éliminatoires sont rapides, nets, sans regret, ne laissant aucun espoir aux impétrants dépités. Certains, feront l'objet d'une petite attention, parce qu'ils se détachent un peu et, très peu feront l'objet d'une étude plus complète car ils apportent quelque chose de nouveau, qu'ils envisage un regard différent, ou qu'ils savent toucher.

Ceux qui sont sélectionnés, pour continuer l'aventure du showbiz, en sont au même stade que ceux qui ont un manuscrit à l'étude dans un comité de lecture. Dans les deux cas de figure, dans des genres différents, ils sont sélectionnés pour avoir un potentiel. Pourtant, rien n'est encore acquis. La nouvelle star a auditionné plus de vingt-cinq mille candidats et un seulement sera retenu, emportera la coupe, touchera le saint des saints, soit 0.004 % de chance d'être "l'élu". C'est très peu ! On lit parfois, bien que les chiffres soient tenus secret, que 60376 titres ont été publiés en 2007 en France (source FR3). Le portail du livre donne le chiffre de 1 sur 10000 ayant des chances d'être édité, soit 0.001% de chance possible. Ce qui représenterait, d'après les chiffres de la république des lettres environ 10 % de premier roman sur la masse globale des livres édités chaque année en France.

Les chiffres sont toujours difficiles à interpréter, les éditeurs communiquent peu ce genre d'information, mais il est à retenir que faire publier un roman reste très difficile, long et coûteux en énergie.

Pour info : Mes lettres de refus ont été consultées environ 3000 fois en six mois par les internautes. Mes pages les plus visitées parlent de la difficulté de se faire éditer, CQFD

Publier son livre : un rêve pour un tiers de Français

Une étude amorcée par le site Books On Demand - simple portage de Vidéo On Demdan, mais adapté aux livres, et parue voilà quelque temps nous rappelle combien la publication de son livre importe au coeur des Français.

Ainsi, « un répondant sur 3 s’imaginerait écrire et publier un jour ses écrits », mais 74 % considèrent que cette démarche a peu de chances d'aboutir avec une maison classique. Et les 18-25 ans se montrent encore plus pessimistes à ce sujet. Source Actualité littéraire

En vit-on ?

Le monde du livre fascine. Chaque année, près de 5000 nouveaux romans sont publiés... dont la durée de vie moyenne est inférieure à un an. Pas facile d'en vivre. L'écrivain vit sous le régime du risque, et du droit d'auteur : sa rémunération dépend des ventes de ses livres, donc de sa capacité à fidéliser un public. 

26/03/2008

Publier un roman

Un monde en crise ?

[…]Malheureusement, tout l’écrit imprimé est touché par une crise, y compris la presse qui traditionnellement annonce et critique les nouvelles parutions. Ainsi, déclare Éric Vigne, « la possibilité que l’ouvrage atteigne intellectuellement et matériellement son lectorat potentiel est désormais problématique. » Intellectuellement, parce que la presse n’est plus lue et matériellement, parce que les libraires sont obligés de réduire le plus possible leur stock. Comme certains éditeurs, tentés de publier les auteurs à raison de leur seule visibilité médiatique, les libraires sont tentés de n’offrir au regard de leurs clients que les livres d’auteurs déjà « vus à la télé ».

Passant sous silence l’importance toujours croissante des blogs et des revues en ligne, en particulier dans la promotion des livres, l’essentiel de la démonstration d’Eric Vigne s’appuie sur le constat du déclin des réseaux traditionnels de vente (ère commerciale) et sur celui des principes traditionnels d’édition (péréquation). Ainsi, les hypermarchés qui se sont mêlés depuis peu de vendre des livres (marchandisation) dictent presque leur loi à l’éditeur obligé de produire une littérature vide, assimilée à la consommation de denrées périssables (quick-book) ou apparentée à la société du spectacle (« livres de notoriété »). À lire Éric Vigne, on pourrait croire que l’édition est passée de l’ère du sain négoce à celle d’une débauche lucrative. La lecture, naguère exigeante, serait aujourd’hui réservée à une littérature facile qui se répète elle-même et qui répète la télévision. […] dans Fabula.org

Le malaise des écrivains face au monde virtuel

Le dossier Littér@ture : Le livre à l’ère du numérique publié dans l'édition du 13 mars 2008 de l'hebdomadaire Courrier international nous permet de comprendre une part du malaise des écrivains face au monde virtuel. Dans ce dossier, on retrouve un article intitulé «Place au roman 2.0» présenté en ces mots: «La littérature peut-elle représenter un monde de plus en plus virtuel ? En 2006, le magazine en ligne Slate invitait les auteurs américains Gary Shteyngart et Walter Kim à en débattre. Extrait de leur échange.» L'article original en anglais du magazine Slate est accessible gratuitement en ligne sous le titre «The Novel, 2.0». de Courrier international.

C'est ainsi que des écrivains en viennent à créer leur propre maison d'édition, Piétra Liuzzo Editions, Editions Nicolion ou les Editions Volpiliere, tant la lutte pour la terre promise est difficile. Une façon indirecte de contourner le compte d'auteur total et, le mépris des maisons qui proposent ce genre de contrat pour les auteurs, sans promotion et sans considération. Le seul souci, restera d'avoir vraiment le temps de faire son métier d'éditeur et celui d'écrivain. La question a souvent été posée à des éditeurs, qui généralement déclarent que ce sont là deux métiers bien différents, et qu'ils manquent singulièrement de temps pour faire les deux. D'autre part, la lecture des manuscrits est une grande dévoreuse de temps et, un rél travail sans le quel, ils perdraient leurs raisons d'être. Déjà que avoir l'espoir d'être vraiment lu, il faut une dépense d'énergie peu commune, si l'on n'est pas du "sérail". Wrath (LJM) le clame très haut et très fort au long de son blog tous les jours. Je pense que l'éditeur et les auteurs sont complémentaires, et que la symbiose des deux reste difficile à réaliser, les deux professions étant très chronophages.

La Lettrine donne des infos sur les agents littéraires français, pour ceux qui voudraient tenter leur chance par d'autres moyens.

Ne pas laisser les mots et la pensée se figer, voilà une très noble tâche que celle de la littérature et des écrivains. Et contrairement à ce qu'on pourrait conclure un peu vite, il ne s'agit nullement de "faire de l'original à tout prix", juste pour se distinguer, ce qui serait une perversion sans intérêt du travail de l'écrivain, mais d'une quête autrement plus essentielle et ô combien difficile!

25/03/2008

Printemps nouveau

Aujourd'hui, j'aurai aimé rester au lit, ou partir en bateau sur une mer bleue et chaude. J'aurai voulu ne plus avoir à attendre une hypothétique réponse de la part d'un éditeur, n'avoir pas eu cette idée folle d'écrire un roman. Il y a des jours comme ça, où l'on rêve d'un ailleurs, forcément plus chaud, forcément plus loin. RosierblackbaccarameillandDes matins, où le jour se levant, on se demande se qu'aurait pu être sa vie si l'on avait fait d'autres choix, plutôt que d'aller tout droit devant soi. En attendant, il ne reste plus que le rêve et l'espoir, le rêve d'une réponse qui tarde et l'espoir de revoir de nouveau mes rosiers fleurir.  Surtout deux d'entre eux, le Black Baccara presque noir à force d'être rouge foncé et le petit centenaire qui a des roses de couleurs différentes sur le même branche.

21/03/2008

Censure des livres, encore...

Un témoignage éloquent, à ne pas rater... Karima a besoin d'être soutenue dans son combat pour le droit de vivre libre. Ni putes, ni soumise !

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Photo_1579938 Insoumise et dévoilée, écrit par Karima a, jusqu'à présent, été écoulé à 300 exemplaires et est actuellement en rupture de stock. Une centaine de livres seront cependant à nouveau en vente dès ce vendredi. L'éditeur, Freddy Allart, espère atteindre les 1.000 ouvrages vendus d'ici deux mois. "Les demandes ne cessent d'affluer", admet-il. (belga/7sur7)

Dans son livre, Karima raconte son histoire : traitée comme la petite bonniche d'une famille nombreuse maghrébine de Verviers, elle est obligée de porter le voile à 9 ans et mariée de force.

Karima300 « Dites bien que je n'ai pas peur », déclare Karima au Vif/L'Express. Une partie de la communauté marocaine et musulmane de Verviers l'accuse de trahison parce qu'elle livre son enfance et sa jeunesse douloureuses dans Insoumise et dévoilée, à paraître le 10 mars prochain chez l'éditeur montois Azimuts. Cette femme de 32 ans n'a pas froid aux yeux. Son histoire le prouve. Son prochain livre s'intitulera : Lettre à mes parents.

Des parents originaires des montagnes berbères de l'Atlas, père mineur, mère illettrée : Karima est la sixième d'une famille pauvre de neuf enfants, dont huit nés en Belgique. Le livre de Karima est aussi une quête de soi. Elle y perce le mystère qui a plané sur son enfance. Entre 3 et 6 ans, avec l'une de ses sœurs, elle a été placée dans une institution. Il s'agissait du préventorium de Pulderbos, près d'Anvers. Un endroit chaleureux, où la famille a laissé les deux petites filles « pour des raisons socioéconomiques », apprendra-elle à l'âge adulte.

Report de la décision sur le retrait du livre "Insoumise et dévoilée"

La famille de Karima, la Verviétoise musulmane de 32 ans qui a publié le 10 mars l'ouvrage intitulé Insoumise et dévoilée, ont intenté une action en référé devant la justice. Ses parents et ses soeurs ont intenté une action en référé devant le tribunal de 1ère instance de Verviers afin de retirer l'ouvrage de la vente.

Le dossier devait être examiné ce jeudi mais pour permettre aux avocats de la défense de Karima de préparer leur argumentation, les débats ont été reportés au vendredi 28 mars. Le récit de ce livre retrace le combat de la Verviétoise pour sortir de ce qu'elle décrit comme une dictature familiale qui lui était imposée. Elle explique comment elle a tourné le dos à sa famille, une famille qui l'a battue et humiliée et qui l'a mariée de force au nom de l'Islam.

La famille a décidé de suivre la voie judiciaire pour se faire entendre. "Ce n'est pas une démarche haineuse de la part des parents et des soeurs", précise Victor Demarteau, le conseil des demandeurs. Leur objectif est d'interdire la vente du livre afin de retirer certains passages qu'ils trouvent inacceptables.

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18/03/2008

Le Degré suprême de la tendresse

Helena1 Un livre attire mon attention, j'ai cru avoir mal lu, mais pourtant c'était bien vrai. De l'érotico-ordurier pour Mâles en mal de fantasmes, peut-être ? En tous cas, ça gâche, pour moi, le plaisir de la lecture. Je suis ouvert à beaucoup de chose, mais il y a des limites et on devait avoir trop fêté pour prendre pareille prose chez EHO.

Je trouve cela dommage, en général j'aime bien leurs livres, mais je n'aime pas le déballage grossier systématique, les gargarismes de vulgarité.

Vraiment, est-ce là de la qualité que ce déballage indécent ? Il est d'autant plus choquant, que c'est une femme qui l'a écrit. Utilisant les plus bas instinct de l'homme pour les prêter à une femme, qui semble en jouir, l'auteur risque fort de normaliser l'absurde dans l'imaginaire de certains (et il y en a !). Il existe d'autres façons de décrire "la soumission passionnelle" et, le vulgaire allié à l'exhibitionnisme, ne sont pas un passage obligé pour les décrire, ou se singulariser. En bref, je n'aime pas du tout, la vulgarité ne profitant pas à la littérature ! C'est un point de vue très personnel, il n'engage que moi...

Résumé du livre :

Des indomptables. Virginie, échappée des banlieues, rencontre Jésus en se livrant au stupre, aux drogues et à la spéculation immobilière ; une diablotine à figure d'ange, la marquise Héloïse, séduit un roi, mais lui préfère un capitaine de galère plus velu ; Flora improvise près de la PJ un bacchanale inspirée par un caïd amoureux. Elles ne manquent ni d'imagination ni d'appétit. Toutes sont libres. Libres et libertines, après avoir été contraintes, et de bien vilaine manière. On a tenté de leur encombrer la bouche. Elles ont coupé court.

Empruntant son titre à la définition du cannibalisme par Dali, Héléna Marienské donne le ton : l'abus de pouvoir sera réprimandé avec insolence. Impeccable styliste, elle croque avec gourmandise La Fontaine, Céline et plus près de nous Pérec, Angot ou Houellebecq. Sensuels et malicieux, ses huit pastiches explorent les délices de la subversion et mêlent plaisir du texte et du sexe. Un menu érotico littéraire à déguster sans modération.

EXTRAIT :

“Une fois nue, elle se mettait en levrette, tendant sa vulve et son anus parfaitement lubrifiés vers la bouche d’Hitkartoff. “Continue, salope, excite moi”, ricanait-il alors, en grignotant des Monacos de Belin. La pétasse répandait du champagne sur sa chatte et se branlait avec le goulot de la bouteille. L’ensemble, d’une grande vulgarité, était formidablement excitant. Malheureusement, Leonardo di Caprio, Edouard Balladur et Jésus apparaissaient au moment où elle s’autoenculait avec la hampe de la bouteille. “

Le Degré suprême de la tendresse d’Héléna Marienské - Editions Héloïse d’Ormesson

17/03/2008

Salon du livre 2008

Elisabeth_et_pietraElisabeth Robert avec son éditrice Piétra Liuzzo.

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Je suis passé au salon du livre 2008, histoire de voir en vrai Elisabeth Robert (qui semble si frêle, si petite malgré un joli tempérament), au stand des éditions Piétra Liuzzo, il y avait là bien du monde. Les auteurs de son écurie comme Isabelle Ménétrier, ensuite Pietra Liuzzo (l'éditrice en personne, sagement assise dans le fond du stand), puis Sandra Lemage, Angela Della Torre et sur la gauche une figure du showbiz: François Alquier (dit aussi "THE" Mandor) et Stéphane Nolhart. Mandor dont je n'avais vu que des photos, était sur le côté du stand, je l'ai reconnu de suite. Nos regards se sont croisés, sans plus. Si je savais qui il était, lui ne me connaissait pas… Elisabeth m'a reconnu au premier regard, elle était en grande discussion avec une amie que je présume blogueuse aussi. Ensuite, elle est venue vers moi et nous avons parlé un peu.

- Connais-tu Piétra me dit-elle tout d'un coup ?

- Non, pas personnellement…

Et notre Elisabeth, sans perdre un instant, fille vers son éditrice dans le fond du stand et la ramène pour me la présenter, J'étais ravi de cette rencontre inattendue, et ma foi, bien intimidé. Je me sentais si petit à son côté, comme un enfant pris en faute d'avoir été trop gourmand. Déjà que c'était la première fois que je faisais la bise à un écrivain (en l'occurrence Elisabeth, mais je n'aime pas le mot "écrivaine"), mais en plus je serrai la main d'une éditrice et passais un moment à parler avec elle. Un grand moment ! Mes contacts avec les éditeurs se soldaient jusqu'ici à des lettres de refus. Pour un peu j'avais le sentiment de franchir un cap, d'avancer un peu dans mon projet vers le livre, de ne plus être un numéro lambda dans une liste de refusés. Ce fut une bonne journée et un grand souvenir.

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Guillaume Musso, le rêve accompli…

Un parcours peu commun, mais un essai réussi ! Critiqué, Guillaume Musso l'est, il suffit de lire les commentaires des pseudo-intellos pour qui le livre est un effet de style, un art de l'écriture et de la pensée, mais qui se vendent bien moins bien…

Ils pestent de jalousie, c'est là la vérité. Un auteur qui vend autant, ne le fait que parce qu'il touche beaucoup de lecteur. Même si ce n'est pas de la "grande littérature", c'en est suffisamment pour redonner l'envie de lire à bien des gens, donner de la matière pour rêver. Ce qu'il apporte, les autres ne le font pas. Alors qu'importe ce que pensent certains "grands noms" si les Marc Levy et Guillaume Musso font du populaire, car ne font d'ombrage à personne, leurs lecteurs ne liraient pas les livres des autres de toute façon.

Fils de bibliothécaire, il ne perd pas son but de tête et publie son premier roman en 2001 "Skidamarink", chez Anne Carière où il aborde des interrogations économiques et sociales. 202081

En 2004, Guillaume Musso confie son roman Et Après à XO . Pour ce faire, il envoie son livre " Skidamarink " et une copie des critiques de presse, plus les sept premiers chapitres de son nouveau livre à Bernard Fixot. Bernard Fixot est enthousiasmé par l’atmosphère unique que crée ce jeune auteur à l’écriture moderne. Et Après… rencontre un large public puisqu’il est vendu à près d’1 million d’exemplaires et traduit dans une vingtaine de langues. Les droits de l’adaptation de Et Après… ont été acquis par Fidélité Production (Podium, 8 femmes…), qui devrait tourner le film en Amérique du Nord à l’été 2007. Cet immense succès, confirmé par celui de Sauve-moi (XO, 2005) et de Seras-tu là (XO, 2006), fait aujourd’hui de lui un des auteurs français favoris du grand public.

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Ce blog m'aura permis, au moins, d'en arriver jusqu'ici, ce qui déjà bien. Plus loin que je ne l'espérai en le créant, c'est certain, et près de 10.000 visites en six mois. Cela me semble énorme, totalement inpensable !

14/03/2008

Mieux que Harry Potter ?

Roman traduit du chinois par YAN Hansheng et Lisa CARDUCCI
Edition française établie par Boris Martin


« C’était la première fois que Chen Zhen traversait la steppe en cavalier solitaire : il ne s’était pas rendu compte du danger qui l’attendait. Mais il était déjà trop tard pour rebrousser chemin.  Soudain, il faillit tomber de sa monture en voyant, à quarante mètres devant lui, une horde de loups dont le pelage étincelait sous la dernière lueur du soleil. Plus de trente bêtes se tenaient là dont certaines avaient la taille d’un léopard. Au milieu trônait le roi des loups, reconnaissable à la fourrure blanchâtre qui, sur sa poitrine et son ventre, brillait d’un éclat de platine. Tout en lui respirait la puissance de son rang. A un signal connu d’elle seule, la meute s’était levée d’un bond. La queue raidie à l’horizontale, les loups s’apprêtaient à s’élancer et à s’abattre sur leur proie comme autant de flèches projetées d’un arc bandé. »

Totem_du_loup

Le Chinois qui veut battre Harry Potter

Vous n'avez peut-être pas encore entendu parler du Totem du loup, pourtant élu "meilleur best-seller chinois depuis la Mort de Mao". Le roman, signé Jiang Rong (c'est un speudopnyme) a déjà reçu en 2007 le Prix Man de Littérature asiatique (créé par le groupe sponsor du célèbre Booker Prize anglais).
Pourra-t-il étendre son succès, à faire pâlir de jalousie, au-delà des frontières chinoises ?

[Jiang Rong est un pseudonyme. Son vrai nom est Lu Jiamin. Il a 61 ans. Comme son personnage (un étudiant chinois), il a subi la Révolution culturelle, a vécu une dizaine d'années en Mongolie intérieure, décor de son roman, et voue une passion aux loups. Il a également connu la prison. Il enseigne les sciences politiques à Pékin. Source Mohammed Aïssaoui ]

Le Totem du Loup vient de paraître en français aux éditions François Bourin, et sera traduit dans 26 langues différentes au cours de l'année. Mais il pourrait même se faufiler jusqu'à Hollywood : la société de Peter Jackson, réalisateur du Seigneur des Anneaux, songe déjà à en faire une adaptation cinéma. On sent là se profiler un nouveau phénomène international, qui pourrait bien s'amplifier jusqu'à poser la question : Le totem du Loup peut-il détrôner Harry Potter ?

Vendu, en Chine, à plus de vingt millions d’exemplaires, Le Totem du Loup est un fascinant roman d’aventures. Mais c’est aussi le récit d’une initiation, celle de Chen Zhen, jeune étudiant chinois qui doit apprendre, au contact des tribus mongoles, comment survivre… Les hordes de loups règnent encore sur la steppe. Les cavaliers nomades, héritiers de Gengis Khan, craignent et vénèrent cet animal qu’ils ont choisi pour emblème. La rencontre avec cette culture va bouleverser le jeune Chinois. Il sera d’autant plus ébranlé que cet univers qui le séduit tant est sur le point de disparaître…

Une vision éloquente de la fin d'un empire, de ses gaffes et imprudences. Un regard clair sur un entre deux monde, aux antipodes l'un de l'autre, mais n'est-ce pas ainsi qu'avance le progrès ?

13/03/2008

Livres numériques

Le livre numérique au Salon du livre de Paris, la fin du papier ?

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L'éditeur M21 met en vente pour le 1er décembre le «Digibook pro», un package comprenant le lecteur Cybook de Bokeen, 24 livres livres numériques, une newsletter mensuelle e-paper, un roman de science-fiction pour 417,40 euros.

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Revue de presse...

PARIS (AFP)

— Le livre numérique, dont le développement à grande vitesse pourrait révolutionner les habitudes de lecture, sera en vedette au Salon du livre de Paris (14-19 mars), où 500 mètres carrés seront consacrés à la lecture et aux nouveaux supports numériques.

Lire un roman sur son lecteur électronique ou son téléphone portable, consulter les ouvrages de bibliothèques prestigieuses d'un clic de souris: ce qui semblait futuriste il y a encore quelques années devient une réalité.

Longtemps attentistes, les éditeurs français misent désormais sur le livre électronique et la France a entrepris de rattraper son retard, notamment sur les pays anglo-saxons. Geze_f "Ca reste encore marginal, mais d'ici un ou deux ans on pourra avoir des tablettes de lecture numérique aussi confortables que le support papier", pronostique François Gèze, PDG des éditions La Découverte, qui préside le groupe des éditeurs universitaires au Syndicat national de l'édition (SNE).

Les Etats-Unis, l'Inde ou la Chine, investissent massivement depuis déjà plusieurs années dans le "papier électronique" et la lecture numérique, appelés à concurrencer le livre traditionnel.

En France, l'impulsion a été donnée avec le lancement fin 2007 par la Bibliothèque nationale (BNF) d'un programme de numérisation massive de livres et documents, en vue de la future Bibliothèque numérique européenne , avec possibilité d'accéder à des livres encore sous droits.

Dix-huit maisons d'édition, parmi les plus importantes de Paris (Gallimard, Flammarion, Albin Michel...), ont déposé des dossiers pour participer à cette expérience pilote de mise en ligne, que l'Etat soutiendra, via le Centre national du livre (CNL), à hauteur de 10 millions d'euros par an.

Avec l'augmentation du nombre de titres numérisés, le livre numérique devient le support de demain. Avec deux écueils à surmonter: la technologie des tablettes, qui n'offrent pas encore le même confort de lecture que le support papier, notamment en ce qui concerne la vitesse d'affichage des pages. Et leur prix encore élevé, actuellement autour de 300 à 600 euros, selon les modèles.

"Si on a des tablettes de lecture à moins de 100 euros et un confort égal au papier, avec des fonctionnalités que n'apporte pas le papier, ça décollera", souligne François Gèze .

Les lecteurs numériques au format d'un livre de poche pour environ 200 grammes (Cybook, iLiad, voire Kindle d'Amazon), côtoieront donc bientôt les bons vieux bouquins.Image_36486652

Car si le livre numérique pointe sa nouvelle technologie, on n'a jamais publié autant de livres papier en France, avec plus de 60.000 nouveautés en 2007. Pour les professionnels du secteur, l'ancien et le moderne sont en effet appelés à cohabiter. Ainsi, le rapport Attali (en PDF) sur la libération de la croissance, disponible gratuitement sur Internet, est parallèlement un succès en librairie.

En l'état, le livre numérique reste plus adapté à une lecture de recherche, pour la consultation d'extraits, qu'à une lecture de détente. Mais si le roman sur papier à de beaux jours devant lui, les jeunes générations nées avec le numérique auront de moins en moins réticentes à utiliser le livre électronique. Le Salon du livre propose un périple à travers ces nouveaux modes de lecture dans un espace baptisé "Lectures de demain", où livres numériques et "encre numérique" seront présentés au public. Un prototype du site numérique Gallica2 et du système de recherche développés par la BNF sera également en démonstration.

Cependant, rien ne procurera le plaisir et le confort d'un vrai livre papier, que l'on peut voir et toucher, des doigts autant que du regard. Mais il faut reconnaître que le manque de place des logements modernes, ne laisse que très peu d'espace pour une bibliothèque papier.

Le livre s'expose en numérique au salon 2008

Il revient ! Abandonné pendant la première bulle Internet au début des années 2000, le livre électronique est de retour et cette fois-ci pour de bon. Pour preuve, le Salon du livre de Paris, qui s'ouvre aujourd'hui à la Porte de Versailles, en a fait l'un de ses thèmes phares.

Exit le papier ? Certainement pas pour tout de suite. Mais bientôt, le lecteur aura le choix d'acheter un ouvrage ou de télécharger un texte, qu'on appellera un « livrel », et qu'il lira sur un support numérique. Plus de gros livres dans son sac : on peut embarquer sa bibliothèque en vacances, contenue dans le lecteur numérique, et réduire les encyclopédies au poids d'une plume. Les étudiants américains y ont déjà trouvé des avantages significatifs en allégeant leurs sacs de cours. Voilà déjà une perspective réjouissante pour les cartables des petits Français.

Qu'on le veuille ou non, le livre à télécharger sera bientôt une réalité. Mais si on voit encore peu de lecteurs numériques dans les transports en commun, c'est parce que les éditeurs français s'y mettent à peine. Google, qui numérise des bibliothèques par pans entiers, les inquiète, mais les succès américain et britannique de ces nouveaux modes de lecture les encouragent : aux Etats-Unis, Hachette propose déjà tous ses nouveaux livres en version téléchargeable. Le démarrage en France s'est fait du côté de la presse, avec la version « e-paper » des Echos lancée en septembre dernier. Une fois réglée la question des droits d'auteur et de la chaîne de distribution du livre, le prix des « readers » (lecteurs), qui coûtent encore plusieurs centaines d'euros, sera le dernier frein à la généralisation de ces lectures numériques. Par
Karine Papillaud dans 20 minutes
Les éditeurs ne savent pas encore précisément quand le marché décollera. Mais tous se préparent activement à l'arrivée du numérique. Après les industries musicale et cinématographique, c'est l'ensemble de la chaîne du livre qui va devoir s'adapter à la dématérialisation des contenus. Simple évolution ? Ou plus probablement révolution ? Cette industrie, dont les acteurs se retrouvent à partir de demain au Salon du livre de Paris, va devoir trouver de nouveaux modèles. Par NATHALIE SILBERT

Amazon déclenche la fureur numérique

Un grand absent fait parler de lui dans les allées du Salon du Livre de Paris, qui ouvre ses portes ce soir. Comme chaque année, Amazon, leader mondial de la distribution de bouquins sur Internet, fait grincer des dents éditeurs et libraires, pour des raisons diverses. Les premiers s'inquiètent des velléités du groupe américain dans l'édition de livres au format électronique. Les seconds s'insurgent contre la pratique de la livraison gratuite, généralisée par Amazon dans l'Hexagone.

Le problème majeur de ce support numérique est la lenteur du chargement des feuilles, d'autre part, on ne peut obtenir qu'une page à la fois, trop souvent.

Irène Delse et le numérique (Extrait d'un article du monde.fr)

Quand on est féru de littérature fantastique – et qu'on en écrit soi-même –, la moindre des choses n'est-il pas de posséder un lecteur numérique ? Irène Delse a franchi le cap à fin 2007 en se procurant le Cybook fabriqué par la société française Bookeen. Un objet assez pratique pour tous ceux qui, comme elle, savent lire en anglais et se lassent d'attendre plusieurs mois avant que ne paraisse la traduction du dernier tome de leur série préférée. Un clic lui suffit pour se retrouver sur le site d'un vendeur d'e-books américain. Et deux pour acheter et télécharger la nouveauté de son choix. Fan, entre autres, de l'écrivain de science-fiction C.J. Cherryh, Irène Delse a par ailleurs installé un dictionnaire franco-anglais sur son Cybook : il lui suffit alors de sélectionner un mot qu'elle ne comprend pas pour avoir sa traduction presque instantanément. "On s'habitue vite à ce genre d'appareil, et notamment à l'absence de papier, note-t-elle. Une fois qu'on a pris le pli, il est même difficile de revenir en arrière. Quand je me replonge dans un livre traditionnel, il m'arrive d'avoir envie d'appuyer sur le bouton pour traduire un mot."

Auteure du roman de fantasy L'Héritier du Tigre (442 p., Ed. Le Navire en pleine ville, 2006), Irène Delse a poussé la logique plus loin : cinq de ses nouvelles sont disponibles en ligne gratuitement, sur le site Feedbooks.com. "Je tenais déjà un blog, et j'avais rencontré quelques personnes qui avaient découvert mon livre par ce biais. Là, il s'agit de nouvelles publiées il y a quelques années dans des revues et qui retrouvent une nouvelle jeunesse. Si elles donnent envie à de nouveaux lecteurs d'aller plus loin, tant mieux !"

Frédéric Potet

11/03/2008

Intenable attente !

Plus de nouvelle de mon manuscrit envoyé par la poste, et quelques réponses sont toujours attendues. Je sais qu'un éditeur est pourtant en train de me lire, j'aimerai lui envoyer un "?", comme le fit Jules Vernes en son temps à son éditeur Pierre Jules Hetzel. Surtout que ce dernier lui répondit "!". Savoir que l'on est lu pour de vrai, pour une fois, c'est déjà très bien, mais alors l'attente de la réponse est d'autant plus dure à vivre.

Pour passer le temps, je vais aller me promener pour le boulot, aujourd'hui ce sera une visite de l'Institut curie à Paris, puis le restaurant, aux frais d'entreprise "off course". Pendant ce temps là, je pourrai penser à autre chose, du moins, je l'espère bien.

Finalement, on ne demande pas grand-chose à un éditeur, juste un petit "OUI" qui mettrait fin aux idées sombres et aux tracas de la recherche de la terre promise ; qui d'ailleurs, n'a jamais été promise à personne.

Pour couronner le tout, douce est encore partie avec les clefs de la boîte aux lettre. Cela devient une fâcheuse manie, de s’instaurer « maîtresse des clefs ». Par le petit trou, qui n’est pas de la lorgnette, on voit bien qu’elle est pleine. Sans doute que ce sont là, en majorité, les sempiternels prospectus vantant les mérites de je me fiche bien de quoi ; mais peut-être aussi un manuscrit en retour, ou une lettre de refus de plus pour ma collection.

10/03/2008

Mémoires d'une Geisha

Un livre très instructif sur les Geishas, femmes très courues, adulées et artistes avant tout dans le monde asiatique, "Mémoire d'une geisha" d'Arthur Golden.

Geisha_2

Dans le Japon des années 30, voici l'histoire de Sayuri, une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleus, vendue par son père - un modeste pêcheur - à une maison de geisha. A travers son regard d'enfant malheureuse, nous découvrirons "Gion la décadente" : le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés, et ses ruelles sombres.

Son initiation et sa métamorphose révèleront l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé - comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes, et déjouer la jalousie des rivales...

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Aussi tourné en film par Steven Spielberg, mais controversé en Chine et au Japon…

RESUME :
" En 1929, au Japon, un pauvre pêcheur se résout à vendre ses deux petites filles. L'aînée se retrouve dans un bordel, tandis que la plus jeune, Chiyio (Zhang Ziyi), devient servante dans une maison de geishas dirigée d'une main de fer par une femme surnommée Maman. Sans le vouloir, la fillette de neuf ans s'attire l'hostilité de Hatsumomo (Gong Li), la plus belle et la plus populaire geisha de la maison. Mais à l’adolescence, Chiyio devient la protégée de l'impériale geisha Mameha (Michelle Yeoh), qui croit que la jeune fille a le potentiel pour suivre ses traces. La transformation s'opère au fil des mois et l'adolescente, rebaptisée Sayuri, suscite bientôt la convoitise de tous les hommes. "10850

Attendu depuis très longtemps, l'adaptation du best-seller de Arthur Golden, "Memoirs of a Geisha", Co-produit par Steven Spielberg qui avait acquis les droits du roman est donc enfin sur nos écrans dès le mois de Mars. La soudaine passion pour l’Extrême Orient crée une appétence à voir et à goûter de ce qu’il en est de la culture asiatique. En effet, si on considère que ce sont deux chinoises qui incarnent le rôle de deux japonaises, il est logiquement estimable que Japon et Chine forment un même ensemble pour le quidam : Asie= ailleurs= voisins aux yeux bridés. La distinction est malheureusement limitée. De cette ignorance découlera donc les affres que subit cette production en Chine comme au Japon.

C'est à travers le regard d'enfant malheureuse de Chiyo/Sayuri que l'on découvrira donc Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés, et ces ruelles sombres. Via son initiation et sa métamorphose on apprendra l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé, comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales. Univers où les apparences font loi, où les femmes sont faites pour charmer et où l'amour doit être méprisé comme une illusion.

Robert Marshall est le réalisateur de « Cabaret », un film qui a su trouver son public et qui, il faut le reconnaître, donne la vedette avec maestria à une époque révolue par le biais de la danse. Si quelques scènes restent visuellement très jolies utilisant la danse afin d’offrir un espace féerique. Malheureusement, on savait que Rob Marshall ne savait pas faire avec le verbiage, et le roman de Golden est particulièrement touffu et riche en dialogues.10176

Quel ennui lorsqu’il filme un échange verbal , quel injure que de jeter si facilement les émotions en pâtures à renfort de musiques là où un regard suffirait ... Reste que le regard, justement, celui de notre héroïne est pour le comble .. faussé.. Affublée de lentilles bleues grises Zhang Yiyi incarne la plus désirable des geishas. Mais avec beaucoup de peine. Seule Gong Li arrache donc quelques émotions dans ce film aseptisé, chic, rutilant mais à des années lumières de la pudeur, la sobriété et la raffinement nippon.

Une fois Gong Li à l’écran, fanée et colérique, devant Sayori fragile et belle comme un ange, c’est vers Gong Li que nos yeux se posent. Non seulement sa beauté est immense mais sa grâce dans le désespoir est éblouissante. Zhang Yiyi fait un peu pâle figure, et pas seulement de par son maquillage très poudré.. Comme si seule Li restait authentique face à la caméra, à ce regard étranger. Michelle Yeoh joue le minimum syndical, avec un décalage assez énorme pour interpréter un rôle de « grande sœur » par rapport à la culture nipponne traînant une Zhang Ziyi contrainte à parler un anglais qui lui est totalement abscons" 10847

Si vous espérez trouver un Watanabe ou un Yakusho (acteur fétiche de Kiyoshi Kurosawa) dans leurs registres de jeu d’acteur tout en finesse, ce n’est pas non plus ici que vous les trouverez. On sent un véritable désir de jouer à l’américaine et ça en est presque risible. Sans parler du scénario, qui est d’un consensuel évident, et qui trouvera un public friand d’exotisme dans des repères qui lui sont familiers.

Quant à la fidélité du quartier de Gion à Kyoto, où est censée se dérouler l'action du roman dans les années 20 et 30, il a été reconstitué « comme il était à l'époque » (dixit la production) sur le site de Ventura, près de Los Angeles. Une partie du tournage eut également lieu dans les jardins japonais de Saratoga, en Californie. Le tournage s'est poursuivi au Japon pour y filmer des lieux authentiques.

Là où Mizoguchi filmait la grâce comme une évidence, Marshall est tel un éléphant dans un magasin de porcelaines. A ne pas trop savoir ce qu’il y fait et comment donc créer quelque chose qu’il ne connaît surtout pas Le tout,.maladroitement masqué par un attirail technique impeccable (photo, costumes et décors façon blockbuster hollywoodien léché), et ses trois grandes actrices, Zhang Ziyi, Michelle Yeoh, et surtout Gong Li, impériale en vénéneuse araignée.10866

Avec ce film américain, n’espérez rien trouver qu’une belle projection des fantasmes occidentaux avec toutes leurs maladresses et cette ignorance patente quant aux us et coutumes de l’Est. Ainsi, on ne vous parlera pas de « maikos » ou de « geikos » qui cohabitent dans une Okiya. Mais de servantes et de geishas dans une maison close. On ne connaîtra rien du « Danna » et de sa fonction. Quant à la grande sœur, on ne l’entendra pas dans son sens traditionnel.

Boudé par le public japonais, le film "Mémoires d'une Geisha" ne sortira pas finalement en Chine de peur d'éventuelles réactions négatives sur fond de tensions entre Pékin et Tokyo (sortie prévue pour le 9 février). China Film Group Corporation et d'autres distributeurs ont décidé de repousser pour une durée indéterminée la sortie de Mémoires d'une Geisha en Chine principalement à cause de la réaction sociale négative (...) exprimée dans plusieurs médias.

10849(selon les critiques lues dans la presse chinoise et sur Internet, les deux grandes actrices chinoises Zhang Ziyi et Gong Li interprétant des rôles de Geishas, sont considérées à présent par certains en Chine comme des prostituées).

07/03/2008

Poltico-show !

Sgolne L'ex-candidate à l'Élysée, Ségolène Royale,  se «sent» déjà «majoritaire» et n'hésite plus que sur la date pour annoncer sa candidature à la tête du parti. Le nom de Martine Aubry, qui ne cache plus son désir de revenir au premier plan, est l'un de ceux qui sont cités.

Cependant, de son côté Dray Julien Dray se dit «prêt» à être 1er secrétaire du Parti socialiste. Le député de l'Essonne, et porte-parole du Primates, pourrait briguer la succession de François Hollande. Il ne veut pas briguer ce poste par «caprice» ou «parce que c'est son tour», mais parce que «le Parti socialiste, c'est sa vie». Le député de l'Essonne Julien Dray s'est dit «prêt» dimanche, sur Europe 1, à briguer le poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour succéder à François Hollande, qui abandonnera son mandat au congrès de 2008.

Celui-ci a récusé avoir pris ses distances avec l'ex-candidate, tout en se demandant si c'était dans l'intérêt de Ségolène Royal «d'entrer dans une bataille dont il n'est pas sûr qu'elle va sortir gagnante».

Bernadette Pour Bernadette Chirac, «Sarkozy est fantastique». L'ex-première dame de France veut «offrir quelques succès électoraux au président de la République».

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Elle est repartie en campagne comme aux plus beaux jours. Neuf mois après son départ de l'Élysée, Bernadette Chirac, qui se définit comme «supporter » de Nicolas Sarkozy, a repris son bâton de pèlerin. Elle-même est conseillère générale non renouvelable du canton de Corrèze, au cœur de la Haute Corrèze dont elle craint la désertification et le vieillissement de la population. Alors pendant toute la semaine, elle est allée sur le terrain pour soutenir des candidats aux cantonales dans ce département qui fut le fief électoral de Jacques Chirac. «La Corrèze sans son chef…», dit-elle avec une pointe d'inquiétude. Oublierait-elle que son homme d'EX président ne le supporte pas ?

Jean_sarko  Jean Sarkozy,  fils de président en campagne Candidat UMP dans le canton de Neuilly Sud, Jean Sarkozy entame sa carrière politique avec un an d'avance sur son père, qui fut élu pour la première fois à l'âge de 22 ans. Si sa victoire ne fait guère de doute, le fils cadet du président, qui enchaîne les réunions d'appartement et les «apéros» avec les militants, prend sa première campagne très au sérieux. Tellement, que même son père ne commente pas, ni l'UMP, mais la mairie ce n'était pas pour lui, alors on lui a refilé le conseil général, le "pôvre petit".

François Bayrou joue le trouble jeu municipal

Depuis son échec à la présidentielle suivi de la débandade de sa formation dans les législatives, François Bayrou a été donné pour une personnalité politique cadavérique sans aucun avenir politique à l’horizon.


A défaut d’avoir pu créer une grande formation politique capable d’imposer sa vision et son rythme comme pourraient l’être l’UMP de Patrick Devedjian ou le PS de François Hollande, François Bayrou, le célèbre chef du centre, troisième homme de la présidentielle continue de poursuivre ce qui semble devenir, par la force des choses, sa vocation : configurer par des zigzags imprévisibles l’ensemble du champ politique français, troubler les prévisions les plus solides et obliger les plus fins politiques à relativiser leurs certitudes.

Holande Hollande et Buffet plaident le rassemblement.

Lors du seul meeting commun durant la campagne des municipales, les deux leaders de la gauche ont apporté, mardi soir à Romilly-sur-Seine (Aube) leur pierre à la construction de résistances, de conquêtes ou de reconquêtes.

La routine, personne ne reconnaît personne et tout le monde aime tout le monde, ne pourraient-ils pas être clair pour une fois ? Le village France ressemble au village d'Astérix le Gaulois, de plus en plus. Coucheries et trahisons sont de bon goût, les alliances contre nature aussi ! Piètre image que cette France donne en spectacle. Puis maintenant qu'il n'a plus Ségo,  il est libre pour une autre. Mâme Buffet peut-être ?

Francoisbayrou1621 

TAG and CO

REGLE N°1 & 2 : Rappeler le lien de la personne qui vous a tagué et, préciser le règlement sur son blog.

Depuis le temps que je m'amuse à lire les confessions des autres, cela me pendait au bout du nez. Mais c'est amusant et, ça ne bouffe pas de pain, le TAG en chaîne…

Pour le réglement, pas d’originalité, je renvoie au blog de Marie Christine, parce que je ne connais pas non plus le contenu de ce règlement, si on parle bien du tag fou en série.

REGLE N°3 : Mentionner six choses sans importance sur soi.

1) J’aime perdre du temps à lire des encyclopédies et des livres du XVII ème siècle, en vieux français de préférence.

2) Je pique facilement des colères face au mépris et au mensonge.

3) Je n'aime pas la compagnie des "mecs" et leur discussion me gonfle. Leur monde est rarement le mien et, leurs superlatifs sont souvent trop super relatifs.

4) J'apprécie le toupet et la provoque, surtout lorsqu'elle sont sous entendues.


5) Je peux passer des heures à rêver en oubliant tous le reste, un certain oiseau lyre doit s'être incarné en moi.


6) J'oublie systématiquement ce que je suis aller chercher, et c'est valable pour tout.

Et maintenant passons aux suivants. Et puisqu’il faut tagguer 6 personnes, je lance le témoin à : Daniel, Joann , Nathalie, Wrath qui doit bien avoir quelque chose à dire de constructif, Puis Princesse Pauline, Brise Marine qui jure devant le grand blogueur qu'on ne la verra plus, et enfin, Mickael qui blogue dans son coin et qu'on entend pas suffisamment. Puis, son livre, OMICRON, est mieux que la lecture des journaux officiels (ma lecture quotidienne du matin !)Omicron

06/03/2008

Je hais l'informatique

Images2 Je hais l'informatique ! Avec moi, rien ne marche jamais comme il le faudrait, j'oublie toujours quelque chose et je recommence sans cesse les mêmes trucs. Désormais, nul ne saurait s'en passer, alors je compose avec cet ennemi qu'est mon PC. Souvent avec des envies de le flanquer dans la poubelle en guise de représailles. Le plus révoltant, est de voir les mioches jouer avec en professionnels, comme s'ils avaient eu la fibre informatique incluse dans le biberon. De toute façon les PC, appareils de photo et tous les autres objets contenant des programmes révolutionnaires me détestent. Même le lecteur de CD de la télé ne veut plus me parler ! Ca commence toujours bien, le CD rentre et c'est le bide qui survient, l'écran affiche invariablement "programme invalide". Il faut que le grand môme vienne, refasse la même opération et le film démarre enfin normalement.

Quelqu'un de normal, en voiture, aurait un pneu crevé, moi c'est l'un des ordinateurs de bord qui tombe en rideau. Images4 Un beau soir, tard alors que la pluie tombe et qu'il n'y a pas de garagiste à cent lieues à la ronde. Là encore ils me narguent, les machins qui facilitent la vie, ils sont au nombre de six, d'après l'agent de la marque (Parce qu'il est fier de l'annoncer, le bougre). c'est que maintenant les voitures aussi sont programmées par informatique, pour notre confort, notre sécurité, vider le portefeuille et engraisser les mécaniciens. D'ailleurs, ils sont dans la mouise aussi avec tous ces trucs compliqués. Citroën a mit quinze jours pour trouver la panne, deux heures pour réparer ensuite, et une journée pour que le contrôle qualité du concessionnaire me demande par téléphone si j'avais été satisfait ! Après tout, ce n'était que la faute d'une petite panne d'informatique, petite, mais fort coûteuse en l'occurrence !

De petites injustices qui deviennent parfois de sévères vexations…

Alors, pour garder le sourire malgré d'adversité, on peut toujours rigoler sur une petite "vidéo de chats"

Pour en revenir à l'informatique, il n'y a que pour écrire que ça fonctionne normalement, et c'est heureux. Sans ordinateur, mettre enforme le roman dont je n'ai plus de nouvelle, aurait été une galère d'enfer !

05/03/2008

Qu'est-ce qu'un écrivain ?

Un écrivain, c'est qui ?

Une grande question que l'on n'arrête pas de se poser, un mythe inaccessible, un must ou une utopie, qui sait ? Le débat fait rage et, chacun y va de son appréciation selon son aspiration. En théorie, et selon le dictionnaire, comme le dit Irène Delse, c'est quelqu'un qui écrit, un writer. De toute façon, qu'est-ce qu'un écrivain, sinon un compositeur timide selon l'article de Lire.fr. Une autre vision de ce genre de personnage énigmatique est donnée sur Dross.over-blog […] Pour moi, un écrivain est avant tout un mineur de réalité. Qui n’a pas seulement les mains salis par l’encre, mais aussi de ses expériences. Qui connais la texture des murs, le son agressif des machines, l’odeur âcre de la foret humide. N’atteignant pas forcément les extrêmes, dans un mouvement presque masochiste, de vouloir se débattre contre le réel, mais au moins être de plein pied dans une réalité qu’il assume et qu’il observe.

Cette simple idée de vécu m’apparaît le liant même de cette capacité à créer. L’écrivain reclus dans un univers hermétique peut-il écrire ? J’en doute. Les bons écrivains ne le sont pas devenu en restant devant leurs feuilles blanches, mais en s’ouvrant au réel. […]. Leurs définitions de l'écrivain est souvent très juste, car il y a plusieurs genres d'écrivain, autant que de styles différents. Ce qui me choque le plus, c'est de voir le nombre d'auteurs, publiés ou non (souvent), qui parlent de "leur(s) œuvre(s)", alors qu'ils sont d'illustres inconnus du public. Qu'il appartienne à un tiers, de qualifier un travail littéraire d'œuvre, quoi de plus normal ? Mais l'autosatisfaction de certains confine à un voyeurisme déplacé.

Je veux bien admettre que les aspects commerciaux en littérature ont de réelles raisons, les éditeurs doivent faire vivre leurs entreprises. Mais ce ne sont pas toujours les seules causes des revers des "écrivains", de la blessure de leur ego qui pousse les uns dans la fatuité, et les autres dans la critique des institutions, du système. Un écrivain en est vraiment un, lorsque qu'il a trouvé un lectorat qui lui devient fidèle, qu'il continue de conduire des inconnus dans son univers, quand il touche le ressenti du lecteur en le menant soit au rêve, soit à la réflexion.

En règle générale, je ne pense pas qu'il appartienne à l'individu de se qualifier lui-même, cela est du ressort des autres. 

CITATIONS SUR L'ÉCRIVAIN de Biblio Concept à méditer...

Un écrivain est un observateur, un cartographe des régions psychiques.

William S. BURROUGHS (Pourquoi écrivez-vous ? Libération, mars 1985, p. 48)

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Le métier d’écrivain, particulièrement dans la société française, est en grande partie un métier de vanité. Je le dis d’ailleurs sans mépris, à peine avec regret. Je ressemble aux autres sur ce point ; qui peut se dire dénué de cette ridicule infirmité ?

Albert CAMUS (L’envers et l’endroit. Paris, Gallimard, 1958, p. 21)

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L'écrivain s'en alla tout triste : il venait de comprendre que le seul chef-d'œuvre, c'est vivre.

Gilbert CESBRON (Journal sans date. Paris, Robert Laffont, 1963, p. 45)

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Ecrivains médiocres, ceux qui écrivent avec plaisir mais sans joie.

Gilbert CESBRON (Tant qu'il fait jour. Paris, Robert Laffont, 1967, p. 55)

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Un écrivain est une abeille ingrate qui finit par croire qu'elle doit son miel à son seul labeur.

Gilbert CESBRON (Tant qu'il fait jour. Paris, Robert Laffont, 1967, p. 206)

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Pour qu'un moulin fonctionne vraiment, il ne suffit pas qu'il y ait du vent ou de l'eau, il faut aussi du grain à moudre. Aux écrivains, le talent ne suffit pas : il faut encore qu'ils aient quelque chose à dire.

Gilbert CESBRON (Un miroir en miettes. Paris, Robert Laffont, 1973, p. 14)

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Il y a des écrivains dont la citerne se remplit goutte à goutte, et d'autres qui ont en permanence toutes sortes de petites casseroles sur le feu et courent de l'une à l'autre.

Gilbert CESBRON (Un miroir en miettes. Paris, Robert Laffont, 1973, p. 28)

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Qu'est-ce qu'un écrivain ? C'est quelqu'un qui ne sait pas son métier, ou du moins qui s'efforce de faire toujours ce qu'il ne sait pas.

Madeleine CHAPSAL (Les écrivains en personne. Paris, René Julliard / Union Générale d'Editions, 1973, p.5)

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Le métier d’écrivain est de ceux qui peuvent, à chaque phrase, engager le sens de l’homme. Plus je l’exerce, moins je dissocie le langage que je façonne de la forme humaine qu’il doit dégager.

Pierre EMMANUEL (Pour une politique de la culture. Paris, Seuil, 1971, p. 110)

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Je voulais dire au monde un seul mot. Comme je n’y arrivais pas, je suis devenu écrivain.

Stanislav Jerzy LEC (Nouvelles pensées échevelées. Paris, Editions Noir sur Blanc, 1993, p. 26)

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Un grand écrivain est un homme qui sait nous surprendre en nous disant ce que nous savions depuis toujours.

Jean ROSTAND (Pensées d'un biologiste. Paris, Stock, 1954, p. 184)

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L’écrivain, selon moi, doit parler du monde tout entier en parlant de lui-même tout entier.

Jean-Paul SARTRE (Situations, X. Paris, Gallimard, 1976, p. 147)

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La fonction de l’écrivain, c’est de parler de tout, c’est-à-dire du monde en tant qu’objectivité, et en même temps de la subjectivité qui s’oppose à elle, qui est en contradiction avec elle. Cette totalité, l’écrivain doit en rendre compte en la dévoilant jusqu’au bout.

Jean-Paul SARTRE (Situations, X. Paris, Gallimard, 1976, p. 147)

04/03/2008

Peur bleue

Cronos20regard Sauvé par la sauvegarde

Cela m'aurai d'autant plus embêté, qu'il est plus amusant d'écrire des histoires, que de disserter durant des pages sur le risques biologique ou discuter à longueur de réunion sur la stratégie d'entreprise ; qui sont mon gagne pain quotidien.

La trouille du siècle ce matin en arrivant devant mon PC ! La totalité de mon répertoire personnel, celui où se trouvent mes deux livres et celui qui est en cours d'écriture, la correspondance avec les maisons d'édition, mes notes pour mes textes, bref tout avait disparu. Le répertoire est totalement vidé de son contenu. Erreur de manipulation ou je ne sais quoi, mais vide, tout comme la poubelle de l'ordinateur. Le salut, heureusement, était dans ma clef USB qui me sert à faire des sauvegardes en transférant les données sur un autre PC. Un frisson dont je me serai bien passé…

Je n'ose pas imaginer de devoir retaper les deux cent cinquante pages de mon manuscrit, si par bonheur un éditeur me demandait des corrections.

03/03/2008

Guerre des cité, la Grande Borne

Mauvaise journée, une lettre de refus de Gallimard, courtoise comme toujours, et ça :Des jeunes tirent sur la police à la Grande Borne, c'est là. Et encore ICI

Ziva

Le festival n'est pas terminé. Désormais, c'est à celui qui tirera le premier, qui fera le plus de bruit, qui choquera le mieux l'opinion. On savait les banlieues armées, maintenant ils se professionnalisent. Des bandes tentent une guerre contre l'autorité, au grand dam des populations "citéennes" qui ne souhaitaient que vivre au calme. Ces minorités bruyantes imposent la loi du plus fort dans leur petit monde de la cité, et la police fait ce qu'elle peut dans un domaine où elle n'a qu'une faible maîtrise, la guerre des rues !

Le fonctionnement de ces bandes est très proche du mode tribal. Ils instaurent une hiérarchie pyramidale, avec comme chef le plus fort. Lui seul décide et ses sbires font faire le boulot par les "petites mains". Là où cela devient troublant, c'est dans les comportements du "petit personnel", qui adopte des postures et des rituels de soumission presque simiesques. Les "femelles" doivent respecter un ordre de préséance envers les "mâles", qui peut aller jusqu'à l'instauration de chemins de circulation différents selon le sexe. Regarder un membre du clan revient à lui faire affront et, voir est une forme de trahison. Le domaine des bandes se limite à un territoire donné, le leur. A l'extérieur, menace les périls d'un autre monde où les rites sont inconnus et le langage différent. Croc_wip40 De la sorte, la majeure partie des manifestations de "puissance" se font entre les limites connues et répertoriées de la cité. Ainsi, ils brûlent les voitures de leurs voisins pour gêner les institutions, détruisent ou ruinent leurs commerces de proximité et les rares entreprises encore capables de les faire vivre un peu. Le pompon est atteint avec leur langue, qu'eux seuls parlent pour marquer leur différence, ruinant là encore tout espoir de trouver un emploi qui leur permette de vivre décemment. Parler d'intégration ou de mauvaise intégration est un faux problème, il y a pléthore de personne issues de l'immigration qui occupent des emplois comme de bons citoyens, voir même des places importantes, commissaires, juges, chefs d'entreprises, avocats ou médecins, pour s'en rendre compte. Le problème est que les bandes revendiquent un mode de vie différent, autoritaire et libre de lois écrites. Ils privilégient la tradition orale et la coutume, la loi devient la force de l'habitude.

Voir la théorie de l'évolution ICI , mais parfois, un erreur peut se produire et le système marche à l'envers…

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