Intenable attente !
Plus de nouvelle de mon manuscrit envoyé par la poste, et quelques réponses sont toujours attendues. Je sais qu'un éditeur est pourtant en train de me lire, j'aimerai lui envoyer un "?", comme le fit Jules Vernes en son temps à son éditeur Pierre Jules Hetzel. Surtout que ce dernier lui répondit "!". Savoir que l'on est lu pour de vrai, pour une fois, c'est déjà très bien, mais alors l'attente de la réponse est d'autant plus dure à vivre.
Pour passer le temps, je vais aller me promener pour le boulot, aujourd'hui ce sera une visite de l'Institut curie à Paris, puis le restaurant, aux frais d'entreprise "off course". Pendant ce temps là, je pourrai penser à autre chose, du moins, je l'espère bien.
Finalement, on ne demande pas grand-chose à un éditeur, juste un petit "OUI" qui mettrait fin aux idées sombres et aux tracas de la recherche de la terre promise ; qui d'ailleurs, n'a jamais été promise à personne.
Pour couronner le tout, douce est encore partie avec les clefs de la boîte aux lettre. Cela devient une fâcheuse manie, de s’instaurer « maîtresse des clefs ». Par le petit trou, qui n’est pas de la lorgnette, on voit bien qu’elle est pleine. Sans doute que ce sont là, en majorité, les sempiternels prospectus vantant les mérites de je me fiche bien de quoi ; mais peut-être aussi un manuscrit en retour, ou une lettre de refus de plus pour ma collection.




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