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17 posts pour la période avril 2008

29/04/2008

Que gagnent les écrivains

Parmi toutes les visites sur mon site, la question qui ressort le plus souvent est "que gagnent les écrivains". Peu, que l'on en soit assuré !

Le très bon livre de Bernard Lahire aborde ce sujet à polémique. Un livre très réaliste qui devrait ôter des illusions à bien des aspirants écrivains, qui ne voudraient le devenir que pour des questions d'argent. Il résulte de toutes les recherches que l'on peut faire sur ce sujet, qu'il est très difficile de vivre de sa plume, les heureux élus sont rares, et encore, rien ne prouve que cela durera au long de leur vie. Ecrire est un besoin, une nécessité de passionnés un peu fous qui écrivent leurs rêves ou leurs aspirations, mais c'est tout un travail, long et fastidieux, qui reste très chronophage. Un rêve que chacun aime voir partagé, dont le premier revenu est humain, plus que financier et, la première satisfaction est de l'avoir écrit, de l'avoir conduit jusqu'au bout. Ce qui n'empêche pas l'auteur d'en doter encore et toujours, car même à la fin, au dernier mot, il se demandera s'il ne pouvait finalement pas faire mieux…

Quand on a la chance d'être édité, le premier salaire est le retour du lecteur, le reste n'est que cerise sur le gâteau, un petit plus appréciable, un bonus pour les vacances. Je l'ai déjà expliqué dans mes notes, les chances d'être édité sont très minces, celles d'être plébiscité par le grand public encore plus.

Peu d'écrivains vivent de leur plume, mais quasiment aucun d'entre eux ne renoncerait à sa passion Source France3.Fr

C'est une des leçons du livre que publie le 31 août 2006 Bernard Lahire aux éditions de La Découverte.
Lahirei
"La condition littéraire" est le fruit d'une enquête de trois ans auprès de  503 écrivains de la région Rhône-Alpes.

Pendant trois ans, le sociologue Bernard Lahire, professeur à l'Ecole normale supérieure, chercheur au CNRS, a enquêté auprès d'écrivains liés à  la région Rhône-Alpes, où ils sont nés, résident ou sont publiés. Son livre décrit des auteurs confrontés aux  difficultés matérielles, contraints à une "double vie" pour vivre leur passion.

Car le "métier" d'écrivain rapporte peu et souvent  rien du tout. "Acteurs centraux de l'univers littéraire, les écrivains sont pourtant les  maillons économiquement les plus faibles de la chaîne que forment les différents  professionnels du livre", écrit Bernard Lahire.

10% seulement des écrivains en tirent leur moitié de leur revenu
42,5%
des écrivains qui ont répondu à un épais questionnaire n'ont perçu  aucun droit d'auteur dans l'année qui a précédé l'enquête (2003) et ces droits ont représenté moins de 10% des revenus de 28,1% d'entre eux. 10% seulement en ont tiré plus de la moitié de leurs revenus et le mieux  loti est une exception avec plus de 79.000 euros de droits.

Pire encore, "les plus professionnels d'un point de vue littéraire, ceux qui  mettent le plus d'art dans ce qu'ils font" sont ceux qui ont le moins de chances  de vivre des revenus de leurs publications. D'où la nécessité d'un "second métier". Rien de nouveau, d'ailleurs. Honoré de Balzac  était clerc de notaire et Guy de Maupassant, commis de ministère.

Les auteurs interrogés sont 49,2% à exercer une activité rémunérée, 49,4% en  ont exercé une par le passé et 1,4% seulement n'en ont jamais exercé. Des "seconds métiers" le plus souvent liés à l'enseignement, l'écriture ou la culture (63,8%  sont cadres ou exercent une profession intellectuelle). Mais on compte également  1,2% d'agriculteurs et 1,2% d'ouvriers. A l'opposé, Marc Lambron, normalien et énarque, Prix Fémina 1993, est  maître des requêtes au Conseil d'Etat, et Yves Bichet, 14 titres, dont plusieurs  chez Fayard et Gallimard, artisan maçon.

9782707149428r1A partir de là, le temps dégagé pour écrire est la principale préoccupation  de l'écrivain. Ceux du matin se lèvent à 04H ou 05H, ceux du soir y passent une  partie de la nuit. En France, écrivain reste un métier d'homme (62,8% des auteurs interrogés),  alors que l'on compte une majorité de femmes parmi les lecteurs, et les auteurs  sont "avant tout issus des classes supérieures et moyennes".

Dans ce "jeu littéraire", Bernard Lahire distingue trois grandes figures.  Ceux qui pratiquent la littérature comme un loisir. Ceux qui sont "pris au jeu",  dont ils font "le moteur premier de leur existence" tout en conservant une  activité rémunérée. Ceux, enfin, qui peuvent "gagner leur vie" en jouant,  "joueurs professionnels dans le sens économique du terme".

Souvent décriés, les prix littéraires restent un élément essentiel. "Seuls,  peut-être, les grands prix littéraires contribuent à stabiliser, au moins durant  quelques années, la situation économique de l'écrivain en lui assurant un  lectorat suffisamment étendu", résume Bernard Lahire.

"La condition littéraire" de Bernard Lahire, éditions de La Découverte - 619 pages

28/04/2008

Blog au repos

Ecrivain Après une visite de locaux en extérieur et un rendez-vous commercial terminé autour d'un café au bistrot à Paris ; une réunion de deux heures avec le chef et la collègue, une fois de retour au bureau sans prendre le temps de déjeuner; deux rapports d'activité en grande souffrance revus et corrigés, comment voulez-vous trouver le temps de rédiger petite une note intéressante ? Par principe, je ne touche pas mon ordinateur à la maison, car cela isole trop du reste de la famille et que j'en ai déjà souffert. Il y a aussi mon nouveau roman qui me prend beaucoup de temps, alors, il est vraisemblable que ce blog sommeille un peu ces jours-ci.

Typewriter

Cependant, cela ne m'empêchera pas de continuer à vous lire !

-

En attendant, il y a un concours de nouvelle sur le site des éditions Volpiliere a ne pas rater. C'est un moyen de débuter dans le monde difficile de l'écriture. Une bonne façon de savoir si l'on peut toucher des lecteurs.Volpiere Le réglement à télécharger est ici

 

23/04/2008

Diffusion du livre

Le monde de l'édition est en plein mouvement, les bébés suisses se mettent à la lecture des livres, que leurs aînés ne lisent plus et, le groupe Espagnol Planeta tente de faire une OPA sur le groupe Editis. On n'a pas fini de ne rien y comprendre. Il semble que le livre veuille devenir un simple enjeu financier.

Banquable or not banquable, that is the question ..!

Chaque bébé suisse recevra bientôt des livres à sa naissance

La Suisse s'engage dans la promotion de la lecture au berceau. Le projet "Né pour lire" sera officiellement lancé demain, à l'occasion de la journée mondiale de la lecture. Chaque nouveau-né se verra bientôt remettre un coffret de trois livres ainsi que des conseils et des propositions de lecture à sa naissance. Une manière d'encourager les jeunes parents à communiquer avec leur rejeton, à l'éveiller à la musicalité et à la richesse de la langue. Le coffret sera transmis par les pédiatres en Suisse alémanique, par les sages-femmes en Suisse romande. Les bibliothécaires sont invitées à prendre ensuite le relais, via diverses animations.

La diversité des livres est-elle un enjeu pour une démocratie ? Clairement oui.

Cette diversité peut-elle exister alors que l’édition est de plus en plus concentrée en France, où deux groupes (Hachette et Editis, en train de se faire racheter par l'espagnol Planeta) dominent le marché et exigent désormais d'importants taux de rentabilité? C’est moins sûr.

Un livre et un débat
D’où la nécessité, pour maintenir un  véritable pluralisme, de lancer une réflexion sur les filières indépendantes d’édition, de vente ou de distribution du livre. Tel est l’objet d’un livre collectif paru aux Editions
La fabrique (dirigées par Eric Hazan) et intitulé "Le livre: que faire ?".

Image_42332080 En 95 pages, "Le livre: que faire ? " (La fabrique) esquisse une série de pistes pour continuer à faire vivre l'édition indépendante. Des huit contributions de ce court ouvrage, toutes intéressantes, on retiendra d'abord celle d’André Schiffrin,  longtemps éditeur aux Etats-Unis et fort d’une connaissance internationale du monde de l’édition.

Pour faire vivre une petite maison d'édition, il ne faut pas énormément de moyens, rappelle-t-il d'abord (deux à trois mille euros suffisent pour éditer un ouvrage à quelques centaines d'exemplaires). Mais l'argent reste néanmoins l'éternel nerf de la guerre. Où le trouver ? Parmi les multiples exemples qu’il cite : en Suède, une maison d’édition a "mis sur pied une coopérative de lecteurs qui payent une modeste cotisation annuelle de vingt euros… ce qui permet à la maison de publier plusieurs dizaines de titres chaque année. Il suffit que 10% des membres achètent un livre et les frais sont amortis ». Autre modèle qu’il avait lui-même inventé aux Etats-Unis : une maison d’édition sans but lucratif. L’équivalent d’une "presse universitaire sans université". Mais elle marchait grâce au soutien de nombreux auteurs qu’André Schiffrin avait publiés dans une vie précédente, et grâce à des fondations éclairées comme il en existe parfois outre-Atlantique, mais qui font singulièrement défaut dans l'hexagone.

Signalons aussi, dans cette même "boîte à outils" pour éditeurs libres le plaidoyer de Jérôme Vidal pour qu’on apprenne à l’école à fabriquer des enfants lecteurs de vrais livres (et non, écrit-il, de « manuels qui sont en réalité des "non livres" destinés à des non lecteurs.. ») et les "réflexions hétérodoxes" de Francis Combes, qui suggère de prélever "un pourcentage infime" sur les droits tombés dans le domaine public (autant dire une taxe sur les grands éditeurs, qui sont aussi de gros éditeurs scolaires et vivent largement des oeuvres d'Hugo, Balzac, Rimbaud, Molière, aujourd'hui libre de droits). Mais il faut lire aussi un libraire rare, Rolando Alberto, qui dirige à Marseille la librairie "L'odeur du temps".  "Dans ma pratique", confie-t-il à Eric Hazan, "conseiller consiste le plus souvent à détourner. Oui, je déconseille des livres, que le client a choisis après une prescription abusive, d'après les éloges de la critique pour un livre. Source France2.fr

22/04/2008

Hubert Reeves

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En me promenant sur les infos littéraires du net, j'ai vu qu'hubert Reeves sortait un nouveau livre, un regard sur ce qu'a été son travail, sa vie et ses recherches.

Je ne peux oublier cet homme simple, d'un abord facile qui déjeunait près de moi à la cantine. Nous étions sur le même centre de recherche durant quelques années.

Jamais il ne se prenait pour un grand homme. Je garde de lui l'image d'un homme qui venait presque timidement dans le grand hall pour déjeuner, avec sa veste en toile à la sauce "écolo d'avant garde".

Le célèbre astrophysicien Hubert Reeves, qui vient de publier ses mémoires, nous rappelle que l'humanité est "une espèce menacée d'extinction". Rencontre avec un Terrien profondément humaniste, taraudé par l'état alarmant de notre planète.

Comme dans la chanson de Michel Fugain, l’astrophysicien Hubert Reeves se voit contraint d’affirmer: Je n’aurai pas le temps. Cette phrase à peine teintée de regrets résume le recueil de ses mémoires.

Comme il ne l’avait jamais fait encore, il se livre, raconte son enfance au Québec, les nombreux voyages imposés par sa carrière scientifique, ses engagements écologiques, sa philosophie de la vie sur Terre. Hubert Reeves n’écarte aucune question et, poussé par une curiosité qui lui assure encore une grande vitalité, il regarde notre planète et les humains qui l’habitent.

Soulagé, Hubert Reeves a remis à son éditeur le manuscrit de ses mémoires. Pendant 12 ans, comme il en avait fait la promesse, il a rassemblé les souvenirs dans l’espoir d’intéresser les jeunes à la vie scientifique.

Resize «C’est du moins ce qu’on m’a demandé au départ.» Entre ses mains, il tient ce qu’il voit aussi comme des archives, un témoignage sur les avancées scientifiques des dernières décennies. Source Canoë

Je n'aurai pas le temps, d'Hubert Reeves, Éd. du Seuil, 2008, 340 p.

21/04/2008

Envahir une tanière de mâle...

24537837 Un territoire de mec, c'est un genre de tanière un peu austère. La décoration facilement minimaliste, absente ou sans cohérence, presque monacale. Il est évident que la touche féminine manque, pour en faire un nid douillet. Cela ne se fait pas toujours sans quelques difficultés, aussi, faut-il que le femme ait un certain savoir faire. Vaneshka a bien saisi le moyen de faire fléchir l'âme du conquérant. Pour sourire un peu, il faut visiter le blog de Vaneshka, où elle explique avec humour comment coloniser un territoire masculin. Le genre d'adorable emmerdeuse qui nous gonfle, mais que l'on adore… On est un peu con quand on est un mec, presque maso parfois, mais c'est bien quand même.

Ci-dessous, la permière photo de ma petite fille, âge, moins trois mois. C'est beau la technique médicale en 3 D ! La_3

Le contrat d'édition a été signé ce matin, il est dans l'envelope pour l'éditeur, aux soins de la poste. Toujours la poste, comme pour l'envoi du manuscrit, mais cette fois-ci, ce n'est plus une interrogation de même nature. C'est comment le recevront les lecteurs qui me soucie désormais...

18/04/2008

Cette inconnue, la femme...

La femme est un mystère, jusque là rien de très novateur et, c'est d'ailleurs ce qui la rend si attachante. Elles ont un fonctionnement si différent du notre, les mecs ! Hier soir, je faisais des mots croisés en attendant le retour de Douce, dans le calme du silence et, déjà dans la satisfaction d'annoncer la nouvelle, au sujet de l'acceptation de mon roman par un éditeur. Quand enfin elle est rentrée, le moulin à parole s'est déclenché. La revue de détail concernant ses activités professionnelles a démarré alors qu'elle venait seulement de retirer son manteau. Parfois, je me surprends à penser que je connais mieux son service que le mien. Sa journée avait été bien remplie, elle avait beaucoup à dire. Des fois que je sois un peu dur de la feuille, certains épisodes me furent narrés deux fois. Des redondances qui me montrèrent à quel point son travail lui tenait à cœur. Puis ce fut le moment de regarder le programme télé et, comme c'était un bon jour, un film catastrophe, aussi peu crédible que possible, était prévu sur une chaîne. Sitôt allumée l'appareil disgracieux du salon, pendant que le générique défilait, en quatre mots : "ton roman ? C'est bien, mais chut, ça va commencer…".

Un détail m'amuse cependant, comme bien des femmes, la mienne regarde n'importe quoi à la télévision, séries navets, Star Ac, D&co, reality show, et j'en passe. Elle en est folle, malgré un "bon niveau intellectuel". Et quand elle ne regarde pas ces bêtises, le flot de parole recommence, ininterrompu comme pour témoigner de sa présence, il n'y a guerre que la miette qui tombe de mon biscuit en prenant mon thé, qui la rende muette. Un doigt vengeur pointe alors l'indélicatesse, le regard devient répressif et, je m'en fiche en éclatant de rire. Même pas peur !

Entre parenthèse, toutes ses manifestations de colère et ses indignations me font bien rire. Etrangement, cela désamorce chez elle le pétard qui menaçait d'exploser, son sang Italien boue rapidement ! Consciente alors du ridicule de la situation, elle reprend le fil de son discours, comme si de rien n'était…

Ainsi va la logique des choses !

Sans doute, faut-il remonter à la préhistoire pour bien comprendre, la femme restait dans sa caverne, avec les enfants et faisait un peu de cueillette pour s'aérer en espérant le retour de son homme, sain et sauf de la chasse. Ces longs moments de solitude, la femme les compensait en parlant avec les copines de la tribut. Si bien, que depuis toujours, elle a été instruite à faire deux choses en même temps, cueillir et parler. Le mec, lui, de son côté, restait à l'affût, ou passait des heures de marche en quête de gibier, sans faire de bruit pour ne pas l'effrayer. Il a donc été entraîné à se taire, quoi qu'il arrive.

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Sinon, Belfond m'a retourné mon manuscrit à ses frais, mais désormais cela m'indiffère. Et si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi le taux de fréquentation de ce blog a triplé quadurplé ces derniers jours, je suis preneur !

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La seule chose à laquelle je ne pensais pas en envoyant mon manuscrit, et ensuite en relisant le contrat de l'éditeur, c'est qu'il puisse y avoir un hic sur le titre. il ne me plaît pas ! Ce "détail" me pose aujourd'hui bien des soucis. Puis ce contrat, qui est devant moi, ce billet tant attendu, il me nargue en ricanant, le bougre. Un titre doit refléter l'ensemble, être attrayant et donner envie de lire, mais là, je sèche. J'hésite encore entre plusieurs solutions, mais comme personne ne l'a encore lu, je ne peux espèrer de secours, que de la part de la maison d'édition, her self !

17/04/2008

Mon roman est accepté...

Info de dernière minute, mon roman vient d'être accepté par un éditeur. J'ai le sentiment de ne plus toucher terre, de commencer un rêve fou, que le ciel vient de me tomber sur la tête. D'un côté, je ne compulserai plus mon mail avec autant d'impatience, avec une maniaque frénésie, comme un Toc irrépressible ; comme je n'attendrai plus un appel qui tarde à venir, sur un téléphone qui ne veut pas sonner l'heure de la délivrance. L'esprit n'en sera que moins chagrin. L'envoi d'un manuscrit, ce n'est plus le syndrome de la page blanche, c'est celui du portable et du mail qui se taisent. C'est l'école de la patience et de l'humilité, de la remise en cause de soi. Mille fois l'on se dit que l'on pouvait mieux faire, que le travail n'est pas bien achevé, mais on ne parvient plus à y changer la ligne générale. Puis, on ne veut plus le voir, plus le relire, il insupporte presque, et on se prend à rêver d'une autre aventure, qui palliera aux carences de la première. Une acceptation d'édition, c'est aussi un veto qui se lève sur le travail en cours, sur le prochain roman déjà débuté et qui piétine, qui aura plus de chance de se faire lire dans un comité de lecture, un acte de naissance pour un auteur. Volontairement je n'ose pas dire écrivain, car il appartient aux lecteurs de définir ainsi un auteur de livre. Malgré la définition du dictionnaire pour le mot écrivain, et le sentiment d'Irène Delse à ce sujet, je ne parviens pas à m'attribuer ce qualificatif. Même si ce n'est pas mon premier livre, c'est mon premier roman, il compte donc plus à mes yeux.

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