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13 posts pour la période juin 2008

27/06/2008

Birmanie, des moines contre la dictature

9782755500554g Un livre passionnant pour expliquer les troubles en Birmanie et, la lutte des moines pour gagner le respect et un peu de liberté. Un combat sans armes ni violence, mais un combat de tout les jours, jusqu’à entraver la marche du pouvoir autocrate en place. Seul les bonzes peuvent mener cette résistance, car le peuple n’en a pas les moyens, ni la force. Sa sérénité, la détermination et l’abstinence contre l’appareil compresseur des militaires en place. Un livre à découvrir absolument, une cause juste à défendre, pour que soient les libertés de penser.

 

Présentation de l'éditeur
En septembre 2007, dans plusieurs villes de Birmanie, des cohortes de moines ont défilé en rangs serrés sous un soleil ardent ou une pluie battante, à la stupeur de la junte au pouvoir depuis 1962. En faisant la grève des offrandes - c'est-à-dire en refusant de recevoir leurs oboles et donc de les absoudre -, les bonzes protestaient pacifiquement, au nom du peuple opprimé, contre la dictature et défiaient ouvertement les militaires. À la mode bouddhiste. Le 27 septembre, le régime a choisi de leur répondre en faisant parler les armes : monastères et pagodes furent " nettoyés " lors d'une répression brutale. Pourquoi, dans ce pays singulier rebaptisé Myanmar, les moines sont-ils soudain apparus comme l'ultime recours contre l'injustice sociale et l'incurie des militaires ? Pourquoi la grève des offrandes s'est-elle révélée une arme politique ? Comment l'opposition démocratique s'organise-t-elle autour des bonzes ? Il se joue un curieux bras de fer autour de la revendication par la junte d'un héritage bouddhique que refuse de lui reconnaître la communauté monastique. De leur voyage aux portes de la Birmanie fermée, les auteurs nous racontent le silence des temples et nous rapportent les propos de moines et d'opposants exilés. Pour comprendre la révolte récente, ils livrent les secrets d'un pays vivant depuis trop longtemps en autarcie et s'inquiètent de son avenir.

Biographie de l'auteur
Jean-Claude Buhrer, journaliste, et Claude B. Levenson, orientaliste et écrivain, se sont régulièrement rendus en Birmanie depuis près de quarante ans ; ils y ont rencontré à plusieurs reprises Aung San Suu Kyi. Ils sont notamment les auteurs de Aung San Suu Kyi, demain la Birmanie (Picquier poche, 2004) et de L'Onu contre les droits de l'homme ? (Mille et une nuits, 2003). Claude B. Levenson a récemment publié Tibet. La question qui dérange (Albin Michel, 2008) et Le Tibet (" Que sais-je ? ", Puf 2008).

N'oubliez pas, pour lire de bons livres, la librairie PLE est à votre disposition ICI ! 115 N'hésitez pas, le délai de livraison est très rapide et le règlement sécurisé. De plus, c'est mon éditrice, alors un peu de publicité ne lui fera pas de mal...

25/06/2008

Dur dur de publier ?

Il n'est pas difficile de se faire éditer, lorsque que l'on est un people !

Christophe de ChavanneVi_christophe_dechavanne_002 peut facilement annoncer qu'il va sortir pour la fin de l'année, une biographie de sa vie chez Michel Lafon. Pour lui, comme pour tant d'autres, la publication va de fait, comme d'une formalité. De plus, pour eux, il n'y a pas de délai d'attente entre l'accord et la sortie du livre. On en parle en 2008, on "écrit" en 2008, et l'on publie en 2008, sa sortie est prévue pour le 25 septembre prochain. Pourquoi tergiverser ?

Entre la gestion de sa société Coyote Conseil, qu'il dirige avec son complice Fabrice Bonanno, ses émissions et la mise en œuvre de tous les projets de ce monsieur, quand a-t-il eu le temps d'écrire son livre ?

Toujours est-il qu'il s'y connait bien en question d'accroche, il n'hésite pas à annoncer qu'il dira tout sur une affaire nébuleuse : Selon le Parisien, "parmi les révélations attendues: celles d'un coup de poing balancé à Patrick Le Lay", l'ex-grand patron du groupe TF 1, pour une promesse non tenue...

L’animateur de « La roue de la fortune » avoue également préparer actuellement un récit autobiographique, qui mélangera « des souvenirs à quelques réflexions sur mon métier, ma vie et beaucoup d’autres choses…Mais en aucun cas, je raconte dans cet ouvrage, à paraître d’ici à la fin de l’année, chez Michel Lafon, que j’ai mis un jour mon poing dans la gueule de Patrick Le Lay, comme je l’ai lu dans la presse ». Christophe Dechavanne en profite pour mettre les choses au clair : « J’ai eu des accrochages avec lui. Notamment, un jour, à propos du changement de programmation de l’une de mes émissions. Rien qui vaille que je mette pour autant ma main dans la gueule du PDG de TF1, à l’époque ! Restons sérieux. »  Source : Jean Marc Morandini 

 

Pour lire de bons livres, la librairie PLE est à votre disposition ICI ! 115 N'hésitez pas, le délai de livraison est très rapide et le réglement sécurisé.

20/06/2008

L'art de refuser un roman

9782760410497 La première requête de ceux qui visite mon blog est " Salaire des écrivains" ! Ecrire est long et difficile et ne permet que rarement d'en vire, au mieux, c'est juste un plus. Pourtant, écrire pour être lu demande beaucoup de travail, de remise en cause de soi, de ténacité et de patience. Le livre de Camilien Roy, L'Art de refuser un roman, explique cela très bien et, bien des aspirants écrivains devraient s'en inspirer un peu plus, avant de se lancer dans la folle idée de se voir éditer pour devenir riches et célèbres. Ecrire un roman est très chronophage, et même une fois qu'il est (par bonheur) accepté, il faut encore patienter pour le voir dans les rayonnages des librairies. Après l'acceptation, il y a les corrections, la mise en page, la couverture, les accroches à rédiger (4 ème de couverture), puis prévoir la diffusion. Ce n'est pas rien, c'est un travail en plus de celui qui permet de manger tous les jours. Ne serait-ce que la promotion d'un ouvrage, c'est déjà un travail prenant. Il faut rencontrer beaucoup, en parler et en faire parler, le montrer et convaincre, donner envie de lire aux lecteurs. Pour qu'un livre marche, il faut aussi qu'il apporte quelque chose à ceux qui le liront. Un livre n'est pas qu'une suite de mots qui forment des phrases au long des pages sans interpeller son lecteur, sans le pousser à ressentir. L'émotion que suscite un livre est primordiale pour qu'il ait une chance de marcher bien. Il ne doit pas laisser indifférent.

«L'Art de refuser un roman»

Par Thomas Lizotte source : Hebdochaleur.ca

Écrire un roman n'est pas chose des plus aisées. En effet, en plus de devoir se concentrer sur chaque mot, chaque phrase et chaque paragraphe afin que l'œuvre finale reflète le dur labeur dans lequel s'est engagé l'écrivain, il doit en plus se contraindre à essuyer l'échec et ce, plus d'une fois. Images Camilien Roy en sait quelque chose. Cependant, au lieu de s'apitoyer sur son sort comme pourrait le faire ses congénères, voilà qu'il confectionne un roman qui présente sur papier toutes les lettres de refus qui ont atterri - ou qui pourrait éventuellement atterrir - dans la paume de main de futurs écrivains.

«L'Art de refuser un roman». Voilà le livre de M. Roy qui se verra peut-être chez vous sous peu, étant donné le brouhaha médiatique dans lequel il se trouve actuellement. À cet égard, bien que l'auteur et son «bébé» soient natifs de Robertville, les médias à l'extérieur du Nouveau-Brunswick se sont quand même permis de l'aduler, notamment à Salut Bonjour, La fausse aux lionnes et RDI, pour ne nommer que ceux-là.

Plus près de chez vous, quelques élèves de l'école secondaire népisiguit ont eux aussi eu connaissance de ce fameux roman. Membre à part entière d'un club de lecture, ils ne sont pas faits prier pour dévorer des yeux les lignes du roman de Camilien Roy. Pour satisfaire leur curiosité et trouver réponse aux multiples questions que se posaient les jeunes sur le roman, Marc Rioux, enseignant à l'ESN, a invité l'auteur et les futurs écrivains à prendre part à un dîner-causerie.

Les lecteurs et lectrices du petit club de lecture en ont appris gros sur l'auteur, mais plus précisément sur le métier d'écrivain. Saviez-vous que, sur 1 000 manuscrits reçus d'une maison d'édition, seulement cinq seront choisis pour publication ? De même, après près de 2 à 5 ans de rédaction pour l'écriture d'un manuscrit, il faut attendre des mois, voire même une année…pour se faire refuser son travail. Ils ont cependant aussi appris que s'ils persévèrent, le résultat peut leur en être profitable, comme ce fut le cas pour Camilien Roy. De multiples lettres de refus s'entassent toujours dans ses tiroirs, mais seulement une est en train de changer sa vie. En effet, sa dernière œuvre, «L'Art de refuser un roman», est maintenant publiée à la grandeur du pays, mais aussi au Brésil et en Espagne.

Serait-ce un signe que le succès guette dangereusement l'artiste acadien ? Une chose est sûre, il chérira toujours le rêve de pouvoir vivre de sa plume. L'auteur qui tout jeune - à cause d'une dyslexie - éprouvait une grande difficulté en français est bien malgré lui, un exemple parfait de persévérance. «Lire, toujours lire. C'est ce que j'ai fait pour surmonter ma dyslexie», confie l'auteur. Un danger vous guette cependant lorsque vous commencez à entrer, sans préoccupation du temps, dans l'univers romanesque. «Le danger d'un surplus de lecture, est le commencement de l'écriture…» a-t-il conclu avec un sourire aux lèvres qui a laissé perplexe les étudiants qui siégeaient autour de la table.

On peut trouver ce livre ICI

Mais aussi, le billet de chez Wrath par un éditeur anonyme et qui désire le rester

Il faut avouer que W. a un peu raison. Je suis éditeur moi-même (je tiens évidemment à rester anonyme) et j'admets qu'à de très rares exceptions près, les premiers romans que nous publions le sont, disons, "préférablement" à d'autres. Un éditeur ne peut publier qu'un certain nombre d'ouvrages chaque année, plus ou moins défini d'avance. Une fois que vous avez sorti les derniers ouvrages des écrivains maison, les éventuels seconds romans de primo-romanciers prometteurs, et enfin les premiers romans de personnes qu'il serait, je l'ai dit, "préférable" de publier (pour moultes raisons politico-stratégiques), il ne reste pour ainsi dire plus de place pour qui que ce soit d'autre, même avec la meilleure volonté du monde. C'est bêtement arithmétique en fait. Et de toute façon on n'a plus vraiment le temps de se pencher (comme on pouvait le faire jadis) sur ces manuscrits dont l'accumulation donne déjà la nausée. (Malgré tout ils sont parcourus. Mais en général la productivité nous oblige à les lire "industriellement", c'est à dire pas très attentivement.) Bien sûr il y a l' "accident", le miracle, l'ovni (comme l'a été l'imparable Truisme de M.Darrieusecq en son temps, arrivé par la Poste), ficellé de telle façon qu'il ne peut passer inaperçu (roman habile, idée best-seller, pas trop long, simple à lire et passe-partout). Il ne faut pas se leurrer : sale temps pour ce que vous appelez les "wannabe"... Ça a toujours été un peu comme ça, mais là, je le concède, ça se resserre, c'est plus dur, voire impossible. Accrochez-vous quand même on sait jamais ! Sachez par ailleurs que si cette "ouverture aux manuscrits non sollicités" est maintenue dans la plupart des maisons, c'est pour ne pas faire mourir totalement l'espoir ; c'est parce qu'aussi une part non négligeable de nos lecteurs sont susceptible de nous envoyer leur travaux. Mais l'idée de l'éditeur "à la recherche perpétuelle de la pépite", c'est un mythe. Ça a existé au siècle dernier peut-être, mais là, avec plus de cent manuscrits reçus chaque semaine, ce ne peut être qu'une idée révolue. Hélas les jours n'ont, en ce qui me concerne, que 24 heures.

Mais aussi : Extrait du récit "Une chance infinie", publié par Anne Carrière en 2001 aux éditions de la Table ronde: Posté par Nicole sur le blog de Wrath.


"Comme tous les éditeurs, je suis très sollicitée. Nous recevons plus de cent manuscrits par semaine alors que nous en publions trente par an. Ils sont tous regardés. Pour ceux qui sont refusés, j'avais l'habitude de faire un petit mot manuscrit afin d'encourager l'auteur, tout en précisant bien que je ne publierai pas. J'ai arrêté car certains me harcelaient. Ils étaient si touchés que je leur réponde qu'ils voulaient continuer à me demander des conseils. Je n'ai pas le temps. Je reçois beaucoup de lettres agressives m'accusant de ne pas donner leur chance à des inconnus, de ne pas lire leur livre. Je fais ce que je peux et parfois, je ne peux pas faire face. Il n'y a pas d'obligation légale à la lecture d'un manuscrit, pas davantage à sa publication."

19/06/2008

Le baiser de Qumrân

Le roman des années secrètes de Jésus.

Arton163 Une histoire romancée et passionnante et qu'on ne lâche qu'avec regret. Frédérique Jourdaa nous emmène dans un monde où le Jésus de Nazareth, dont parlent les écritures, devient humain et vivant, avec des sentiments que tous connaissent, pourvu que l'on soit homme. Une étude minutieuse des textes a été nécessaire pour reconstituer le parcours de celui qui allait devenir le Christ. De la fiction à la réalité (souvent déguisée par l'église elle-même pour prêcher sa cause), Frédérique Jourdaa dresse un itinéraire possible et très crédible de ce destin hors du commun. Celui d'un homme exceptionnel, qui donnera sa vie pour ses idéaux, soulager les maux et sauver d'eux-mêmes les hommes.

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An 5 de notre ère. Dans une petite ville de Galilée, un jeune garçon tente d’éveiller la tendresse de son père. En vain. Celui-ci refuse de se laisser appeler « abba », de lui transmettre son savoir de maître charpentier, et ne fait rien pour le protéger des quolibets des autres : Bâtard ! Fils de personne ! Yesu n’a que huit ans et trouve bien lourd le secret de sa naissance. Il trouve douloureux aussi les phénomènes étranges, inexpliqués, qui se produisent autour de lui. Un jour, sa mère lui confie qu’un homme, quelque part, détient son secret : un certain Gabriel, venu d’une forteresse creusée dans la roche au cœur du désert de Judée, un vaisseau de pierre où de grands esprits se réunissent pour faire le lien entre le ciel et la terre. Ce lieu, c’est Qumrân. Une communauté mystérieuse, qui n’admet que peu d’élus. Et c’est là, à Qumrân, que va se jouer le destin de Yesu. Initié à un savoir ancestral, il va y rencontrer tous ceux qui, plus tard, l’accompagneront ou le trahiront. C’est là surtout qu’il va tomber amoureux d’une jeune fille. Elle se prénomme Maryame et il va l’aimer d’un amour qui, à jamais, transformera sa destinée.

Après plusieurs années de travail sur les textes apocryphes, notamment le mystérieux Livre d’Enoch, Frédérique Jourdaa nous offre une version romanesque d’une histoire que l’on croyait vieille comme le monde et tente d’imaginer ce que purent être les jeunes années de Jésus, de sa naissance jusqu’au jour où débuta sa Mission. Car au-delà de l’amour pur entre un jeune homme à la recherche de ses origines et une jeune fille à la recherche de l’amour absolu, c’est surtout à la mise en marche d’un destin que Frédérique Jourdaa nous convie. D’une écriture charnelle, sensible et puissante à la fois, elle tente d’imaginer, dans le respect de toutes les religions, comment Yesu choisit un jour de devenir le Messie.

l’interview de l’auteur

Source XO éditions

18/06/2008

Fête de la musique, en robe de chambre

Fête de la musique et lutte contre le VIH

Preservatif785 A l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin prochain, le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative lancera l’opération "Musique de chambre", première distribution nationale gratuite de préservatifs orchestrée dans toute la France.

Mercredi 18 juin 2008 source : dossierfamilial.com

Musique de chambre, excusez du peu… ! Il est vrai que les slogans doivent marquer l'imagination, et que la musique adoucit les moeurs. Mais, je pensais que la fête de la musique se passait dans la rue. Aurai-je manqué un épisode ?

Il me semblerait plus judicieux de laisser les préservatifs pour les jeunes en libre service. Certains diront que c'est ostentatoire, un pousse au vice ; mais lorsqu'un jeune couple va compter fleurette, il est rare qu'il demande la permission d'abord. Le coût de ce genre de prévention "ad libitum" serait moindre que celui des ravages fait par le SIDA aujourd'hui. Roselyne, tu pourrais mieux faire.

16/06/2008

Le musée de l'homme

Le musée de l'homme, par Divid Abiker

Musee_poche_3  Métrosexuel, le grand mot que voici ! Jusqu'ici, je pensais qu'il y avait des hommes et des femmes. Je savais qu'il y avait des genres différents, hétérosexuel, homosexuel et bisexuel, mais métrosexuel restait un concept novateur qui m'échappait. En lisant le livre de David Abiker, "Le musée de l'homme", je découvre un monde impensable. L'homme se féminise ! En France, il est de bon ton d'abolir les différences, de respecter la parité, dans ce beau pays qui revendique justement sa différence. La différence, nous dit-on, donne de la richesse à notre façon de voir et de penser. Les hommes se mettent donc aux tâches ménagères, aux sorties des gamins, aux crèmes de beauté, aux soins de peau et à l'épilation.

Le poil n'est plus de propre de l'homme, la nature devra s'y plier.

A côté de cela, les femmes se voient dotées de pouvoirs nouveaux, plus travailleuses que les hommes, elles prennent la chefferie dans les entreprises, parce que plus diplômées. Mais elles ne laisse pas tomber pour autant les travaux qui furent les leurs, elles les délèguent en douceur, à leurs hommes… Eux poussent la poussette pendant qu'elles prennent du temps pour elles. Elles choisissent la voiture, demandent de ralentir, préviennent des radars fixes, font la liste des courses, le planning du jour et le mec, docile obtempère en rêvant de sa liberté perdue ou des temps anciens.

Sans_titre_3 Mais un homme qui a élevé seul sa fille, doué de talents culinaires, sachant repasser et recoudre, ne lisant pas l'équipe, ne buvant pas de bière et sans poils sur le torse, sera irrémédiablement considéré comme un garçon féminin, si cher à Jean-Louis Aubert. Auprès des hommes et des femmes, il passera pour un péd, un homo, un Gay, un sensible, un émotif… Mais en aucun cas pour un métrosexuel, engeance à laquelle il devient de bon ton d'appartenir désormais.

Si l'homme à des poils se sera un bœuf, un lourdaud, un mec avec toute l'horreur que ce mot signifie ; en français nouveau ce sera un "BAUF". D'ailleurs, même les enfants s'y mettent avec un air attendu, il suffit de regarder les publicités à la télévision pour s'en assurer. Les sales admirables gosses prennent toujours les pères pour des nazes qui sont des "as been" ! Ensuite, que dire lorsque les femmes s'étonnent de ne plus être courtisées par des hommes galants ?

Vraiment, il devient difficile de vivre dans le monde moderne du XXI ème siècle, où l'adjointe de mon directeur est dite couillue, mais reste célibataire…

15/06/2008

Harem

Harem de Dora Mossanen

Harem Sous le règne du shah Tamérian, trois générations de femmes, issues du quartier juif partent à la conquête du harem. Pour fuir les perversions des mariages précoces et la violence des hommes, Rébecca devient la plus fascinante prostituée de Perse, faisant entrer son regard d’améthyste dans la légende. L’aura qu’elle exerce sur les hommes ouvre à sa fille de nouvelles perspectives d’avenir, Poudre d’or saura  utiliser la mélodie enchanteresse de ses os, pour obtenir les faveurs du Shah de perse. En guise d’héritier, c’est une fille albinos qu’elle mettra au monde, dont rien ne pourra arrêter le port de reine serti de cheveux d’argent…

 

Le roman donne la possibilité de conduire dans les rêves les plus fous, pourvu que l’auteur parvienne à faire passer l’histoire. Malgré que les époques ne soient pas toujours bien respectées, que des approximations rendent périlleuses la trame de l’histoire. On ne lâche pas ce livre avant de l’avoir terminé. La fiction et le concret se mêlent avec brio dans ce conte poignant.

14/06/2008

Ce n'est pas ma faute !

Pile_de_livres_62 Encore une fois, en faisant les courses, ce maudit cady m'a entraîné, bien malgré moi, vers le rayon des livres. Chaque semaine c’est la même comédie, ce chariot de malheur oblique vers la gauche, quand je voudrai qu’il opte pour la droite. Il me tire sans faiblir vers les livres, il se range devant les rayonnages et, avance tranquillement en faisant son choix. Hier soir, il m’en a encore trouvé cinq, il en voulait plus, mais j’ai su le raisonner. Il y en a déjà plein dans l’escalier, qu’il n’a pas eu le temps de lire, et on ne sait plus où les ranger…

Le comble c'est que le soir même nous avions des amis pour le dîner. L'une de nos invitée, voyant la pile de livre nous demanda

- "Vous en faites quoi de tous ces livres ?"

Il est vrai qu'il n'y a que le sport et son nombril qui la motive, alors des livres, à quoi bon !

11/06/2008

Le fils de l'homme invisible

Le fils de l'homme invisible de François Berléand

41k16r3evxl François Berléand, acteur de seconds rôles décalés et porté au devant de la scène par la jeune génération, dont Guillaume Canet, François Berléand a quelque chose de décollé, de touchant dans sa manière particulière de jouer entre cynisme, dérision et bêtise crue. C’est une partie de ce personnage qu’il donne à lire dans son premier récit et, comme souvent dans l’exercice des non professionnels de l’écriture, il va s’agir de son enfance et du regard porté sur lui par les adultes.

-

Enfant a priori normalement constitué, il raconte ses interrogations d'enfant. Il perçoit mal le monde des adultes qui l'entourent et, cela tombe bien car ils ne le saisissent pas très bien non plus. Tout commence à son entrée à l'école, dans le début des années soixante, ou la société décide de dépoussiérer l'enseignement. Gaucher et dyslexique, sa famille se désole d'avoir engendré un tel enfant, sa grand-mère commence d'en faire un droitier, ou un gaucher contrarié ; et ses professeurs mettent en œuvre sa rééducation. Pour ce faire, ils lui feront faire des pages d'écriture de la main droite, sans se soucier de lui apprendre à comprendre ce qu'il fait, l'important est de devenir un vrai droitier, comment pourra-t-il exister autrement ? Exercices qui ne le font pas avancer d'un pouce dans la compréhension de ses études débutantes. D'une famille aisée, les écoles payantes seront les solutions pour ses travers que l'on n'ose pas nommer, le monde de l'imaginaire deviendra son refuge. Vivant en marge du monde, à l'abri des institutions privées et de son milieu familial protégé, les certitudes de ses rêves prendront le pas sur les réalités de la vie. L'enfant doute tant de tout et de tous, qu'il en vient souvent à soupçonner même de ses amitiés, il se cherche des modèles, il est seul, il voudrait exister. Le fossé entre lui et les autres s'en trouvera d'autant plus grand, jusqu'à lui faire intégrer des méthodes novatrices absurdes, autant qu'inadaptées, qui l'emmèneront à refuser dès lors toute forme de scolarisation. Il emprunte donc le chemin de l'école buissonnière, du vol et du mensonge. Néanmoins, il passe régulièrement dans la classe supérieure, c'est subséquemment que tout va pour le mieux, du moins le pense-t-il un temps. En grandissant il percevra que ce sont les moyens de ses parents qui lui permettent de franchir le cap de la classe du dessus. Il les soupçonnera donc de construire le monde autour de lui tel qu'il le voit. Parvenu à l'âge du baccalauréat, un psychologue, plus ouvert et patient que les autres, lui fera prendre conscience de ses erreurs, le réveil sera rude, mais bénéfique.

-

Ce livre me touche vraiment, car doué des mêmes déficiences, j'ai enduré les mêmes solutions désastreuses et perverses. Des collèges privés aux rêves insensés, de psychiatres en Psychologues sibyllins et contradictoires, après vingt-deux écoles en quinze ans ; j'ai dû combler mon retard seul, par correspondance et en formation continue, tout en exerçant une activité professionnelle. Au long de ce récit, j'ai éprouvé le sentiment de ne pas avoir été aussi marginal que certains le prétendaient, comme lui, mon enfance a été pourrie par un système qui se cherchait, et les contradictions de ceux qui avaient en charge mon éducation. Ce qui me navre, c'est que certaines de ces solutions sont toujours d'actualité et des enfants en font encore les frais, ma fille a manquer d'en faire l'expérience…

10/06/2008

L'étrangère

L'étrangère de Malika Oufkir,

1029325_2 Un livre touchant, un regard lucide et drôle qui se lit avec plaisir, mais aussi un témoignage poignant de ce que peut faire le totalitarisme et, l'ego démesuré que manifestent certains de leurs dirigeants. Frappée d'une sanction aveugle d'Hassan II pour un crime du père de Malika, la famille entière subira un châtiment inique, durant dix-neuf longues années. Une éternité pour ces gens qui n'ont rien à se reprocher, que d'être la famille d'un général putchiste, et durant lesquelles il faut survivre pour continuer d'espérer revoir le soleil un jour. Un enferment où il faut savoir se constituer des repères pour ne pas sombrer plus encore, subir mille soucis du quotidien, pour enfin ne jamais perdre sa fierté. Mais que devient alors la vie, une fois la liberté retrouvée ?

Qui ne se souvient du destin incroyable de Malika Oufkir ? Dans La Prisonnière, écrit avec Michèle Fitoussi, Malika racontait le sort d'une enfant élevée comme une princesse à la cour d'Hassan II. Son histoire et sa jeunesse dorée...

La famille Oufkir en film

Depuis leur sortie du calvaire des prisons secrètes où ils ont sévi pendant plus de 17 ans, les membres de la famille Oufkir, injustement retenus, ont essayé de porter au su du peuple marocain les conditions de leur détention, en écrivant des livres sur ce sujet. Parmi leur publication : « La prisonnière » de Malika Oufkir qui sera porté à l’écran par Leila Marrakchi, l’auteur du fameux « Marock ». C’est Marjana Alaoui qui tiendra le rôle de Malika Oufkir dans ce film. Rappelons que Malika Oufkir travaille depuis sa libération dans le milieu du cinéma. On l’a vu en femme méchante et autoritaire dans « Mektoub » de Nabyl Ayouch. C’est par le biais du cinéma qu’elle a tenté de s’échapper avec sa famille peu de temps avant sa libération définitive. Source : lopinion.ma

Leila Marrakchi180pxlaila_marrakchi

Le royal Palace

Un cabaret "à l'Alsacienne", le Royal Palace. 20 Rue Hochfelden, 67330 Kirrwiller


RoyalpalaceSitué dans un village de 685 habitants, ce Music-Hall qui veut rivaliser avec les plus grands, comme le Moulin Rouge ou le Crazy Horse. Il reçoit plus de 200 000 spectateurs dans l’année, parfois venus de très loin pour applaudir les plus grandes vedettes internationales de spectacle qui s’y produisent.
Pour une soirée inoubliable entre amis ou en amoureux je vous conseille le Royal Palace, un music Hall en pleine campagne alsacienne dans le petit village de Kirrwiller à environ 30 minutes de Strasbourg !

C'est un lieu qu'il faut visiter absolument ! Ce music Hall a une scène qui ferait pâlir de jalousie les meilleures scènes du monde, de la démesure ! Les décors changent extrêmement rapidement, juste le temps de montrer de jolies filles dénudées qui se trémoussent sur les deux demi scènes latérales, histoire de détourner l'attention, et le tour est joué en douceur. Les numéros sont équivalents aux meilleures scènes, il y avait là quelques primés au festival du cirque de Monaco. Seuls, entre deux numéros, les danseuses et les danseurs sont un peu justes, fleurant bon l'amateurisme, la grande province... Pourtant l'ambiance est là et le spectacle de deux heures n'a pas de temps morts, et mérite d'être vu.

Il ne faut pas oublier de voir les décors en carton pâtes de la salle de restauration, les fresques murales en peinture naïve, les ors et les incrustations de verroterie partout présentent. Ca doit clinquer, soit, que cela brille donc de milles feux…

Même le mobilier d'un goût de "chiotte" (la maison de vos rêves, c'est lui...) méritent que l'on s'y attarde un peu, c'est à hurler, mais cependant si touchant. L'art du beau est subjectif et, en ce lieu perdu dans les champs, le baroque atteint une apothéose jamais encore égalée.

Rond de serviette en papier glacé, aux couleurs de la maison.

39

Le menu est lui aussi très pompeux, sans être mauvais pour autant, il convient à son prix modeste de 30 €, sans plus de prétention. Dans la grande salle de restauration, il est possible de danser.38

Je tire mon chapeau à cet homme qui a réussi à aller jusqu'au bout de sa folie, de sa démesure, rendant attachante cette monstruosité mièvre "à la Barbie"…

Néanmoins bon gestionnaire, l'homme qui a pensé cette affaire parvient à nourrir 1000 personnes en même temps et, avec des plats chauds. J'y ai passé une bonne soirée de gala, au soir de ce congrès à Strasbourg.

Monsieur Meyer, Bravo !

L'histoire d'une ascension

Confié à Pierre Meyer par ses parents dans les années 80, le Royal Palace n’était au départ qu’un petit dancing. Progressivement, l’établissement s’est trouvé une identité et s’est forgé, au fil des investissements et des spectacles, une renommée méritée. Il possède aujourd’hui son propre ballet, ses musiciens et de grands cuisiniers, afin d’offrir aux spectateurs une soirée inoubliable.

En 1980, Pierre MEYER reprend le dancing de ses parents, ce n'est alors qu'une toute petite salle pour bals musette et thés dansants, mais déjà il rêve d'en faire un vrai music-hall avec spectacles, revues, plumes et strass.

Ce rêve fou, il le réalise en 1989 en créant le « Music Hall Adam Meyer ».

Pierre MEYER, construisit en 1996 un énorme amphithéâtre de 1000 places et 2 restaurants « le Majestic » et le « Versailles » et rebaptisera le complexe en « Royal Palace ».

3Le Majestic est le plus grand des deux restaurants, idéal pour les grandes tables, l'ambiance est assurée par un orchestre et des chanteurs, au milieu de la salle une grande piste de danse, ornée de lustres gigantesques, vous accueille tout au long de la soirée. La musique est entraînante et l'ambiance conviviale.

Le Versailles est plus intimiste, recommandé pour une soirée en couple, les tables sont plus petites, pour 2 à 4 personnes. Le décor est très tape-à- l'oeil et les menus légèrement plus chers qu'au Majestic. L'ambiance est feutrée avec une musique douce, piano et soliste. Il n'y a pas de piste de danse, mais rien ne vous empêche d'aller dans l'autre salle pour faire quelques pas sur la piste.

09/06/2008

J'habite en bas de chez vous

J'habite en bas de chez vous

A lire abslument, un livre très touchant, une belle leçon de vie, et un beau témoignage.

9782915056518 Pour avoir eu le courage de quitter un homme qui la battait, elle se retrouve à la rue. Elle y restera 2 ans. Au milieu de tous ceux et toutes celles que l'on appelle les SDF. Un microcosme difficile et trop souvent peu connu de ceux qui passent devant eux sans les voir, sans chercher à savoir, ni à comprendre. Un petit monde avec ses règles et ses codes, ou chacun s'épie et se méfie des autres. La rue est violente, il faut lutter contre le froid, contre la faim, contre la saleté, contre les ravages de l'alcool et de la drogue. Brigitte y parle aussi des difficultés de se faire entendre par les services sociaux. Lassés de recevoir tant de monde, devant la faiblesse des moyens mis en œuvre, et sans bien chercher à comprendre le pourquoi de chacun, parfois ils deviennent fatalistes.

Avec un autre SDF, ils forment un drôle de couple ; ils sont tour à tour rejetés ou aidés. Ils croisent des travailleurs sociaux, des policiers formidables, d'autres cruels, et bien sûr d'autres SDF, bons ou mauvais.

Dans ce monde opaque, il existe des îlots de paix, des regards chaleureux et, aussi des instants de pur bonheur. Dans son parcours, Brigitte trouvera une oreille attentive et patiente dans un service social, une aide qui la conduira à comprendre qu'elle mérite de s'en sortir et, que cela reste possible pour celui qui accepte d'y croire malgré les préjugés des uns et, le sentiment de n'être plus rien qu'une clocharde.

Aujourd'hui Brigitte habite dans un petit studio à loyer aidé par une organisation caritative. Elle travaille comme garde d'enfants pour un couple aisé, elle a renoué avec sa vie.

MouginÀ 45 ans, son rêve est toujours là. Femme SDF a été écrit avec la collaboration de Véronique Mougin (photo ci-contre), journaliste à Femmes actuelles, L'Express et Psychologies Magazine.

02/06/2008

Motus et bouche cousue

Jardin_2008_002 Aujourd'hui, je ne parlerai pas de livre, parce que je n'aime pas parler des livres que je n'ai pas aimés. Cela ne voulant pas dire qu'ils soient mauvais, mais juste qu'ils ne m'ont pas plu, ensuite liberté soit donnée aux autres d'en parler. Ceux que j'ai lus depuis la semaine dernière étaient de cette sorte, ce sont là des choses qui arrivent. Puis, j'alterne les romans, les livres historiques et les biographies et, j'ai choisi de ne parler que des romans. En ce moment, je lis la biographie de Charles Martel, un gros pavé qui me tiendra donc silencieux quelques temps. De plus, je vais en congrès durant trois jours de cette semaine, à Strasbourg. Je serai donc discret sur ce blog pendant les prochains jours. Puis je me prépare un petit voyage à Venise, pour le travail, bien entendu ! Sinon, pourquoi aller à Venise ?

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En plus, aujourd'hui, j'inaugure mon nouveau bureau, neuf et fraichement meublé, comme l'est le bâtiment, neuf de chez neuf. Mais ces locaux clinquants aux façades en verre sont froid et vide, je fais figure de pionnier en ce lieu où je ne peux même plus fumer discrètement. Personne ne me dénoncera, je suis seul, mais il y a des capteurs de fumée au-dessus de ma tête ! Les sauvages…