Attente de publication
Ecrire un roman est une grande aventure où l'on vit avec ses personnages, on l'on s'émeut avec eux. Mais lorsque l'on écrit, il faut aussi intéresser le futur lecteur, et à fortiori l'éditeur. Se pointer à la poste avec des colis de 1kg 5 en bon nombre (vingt et un éditeurs contactés) est une première étape et un grand coup de stress. Ensuite il y a le premier écrémage, avant le comité de lecture. En général on est vite avertit d'une décision de refus, par une lettre stéréotypée et courtoise, mais un refus tout de même !
Quand on a la chance de franchir ce mur, l'affaire n'est pas encore jouée, qu'en penseront-ils ? Les doutes se mêlent alors à la joie de savoir que l'on sera lu par des professionnels. C'est à cet instant que l'adrénaline est au plus haut. Il va falloir patienter encore quelques semaines, voire quelques mois, ou des années, et essuyer bien des échecs.
C'est le moment ou l'on peut commencer, presque, à se voir dans la peau d'un écrivain. Presque, car un écrivain est quelqu'un qui est publié et lu. Celui qui n'est pas dans cette catégorie n'est qu'un amateur d'écriture, mon cas à l'heure actuelle... Même une fois édité, serai-je vraiment un écrivain ? N'appartient-il pas aux autres, les lecteurs, de définir si oui ou non quelqu'un est un écrivain ?
J'ai franchi le premier stade, ce fut un réel plaisir qui m'encouragea à persévérer dans mon deuxième ouvrage. Cent fois tu remettras ton travail sur.... !
Sur vingt et un éditeurs, j'ai dix-sept refus, dont un encouragement et un comité de lecture qui est en train de me juger. Pour un premier saut dans l'inconnu, je ne suis pas peu fier de mon travail. 98% des manuscrits passant au broyeur, je n'avais que peu de chance au départ. De 0.4 sur 1000, je suis passé à 1 chance sur 100 de finaliser mon rêve, et après dix-neuf refus, pour être enfin vraiment lu. Je vais donc être édité prochainement, le contrat est déjà signé avec les édition PLE.
On dit plein de choses fausses sur les éditeurs, petits ou grands. Non, ils ne sont pas fermés aux nouveaux auteurs (la preuve !). Chacun garde ses chances auprès d'eux, pourvu que le livre soit bon et qu'il ait une chance commerciale. Ce ne sont pas des philanthropes et doivent faire vivre leurs maisons, sans quoi ce serait la faillite des livres, donc aussi la leur.
Ce livre, ce roman, je l'ai écris en trois mois (je sais, c'est très court !). Je ne savais pas encore ce que j'allais dire, ni comment cela se finirait. Les personnages m'ont entraînés avec eux, la conclusion s'est imposée d'elle-même...
Depuis toujours j'aime écrire, c'est un ami qui m'a mis au défi d'aller au bout de ma passion, et ma femme de l'envoyer à une maison d'édition... 




Commentaires