Au depart
Les au-revoirs que l’on se fait,
En se serrant corps à corps.
Les mots tendres que l’on se dit,
En se serrant cœur à cœur.
Ultime instant chaleureux,
Fantôme qui persiste un temps,
Prévention d’un vide à revenir,
Comme une ancre d’amour.
Et ce baiser qu’on abrége,
Evite de vivre l'appétence,
De vouloir continuer encore,
Le plaisir d’être ensemble.
Pour se montrer qu’on est fort,
Affichant une émotion contenue,
Les amants cherchent le réconfort,
Se pensant de sincères paroles.
Sac au dos, au quai du port,
Chacun s’affiche un sourire,
Triste consentement mutuel,
Des aimants qui se quittent.
D‘une étreinte vite écourtée,
Se retournent sur leurs pensées,
Se recherchant une argutie,
Pour renoncer à cet envol.
Tous deux s’encourageant,
Afin de ne pas gêner l’autre
A penser au revoir prochain,
Pour ne paraître endeuillé.
Tous droits reservés, publié dans "divaguations ou l'amour d'aimer"




Commentaires