Les heures
A l’heure des fêtards
Les uns rient en chœur
Certains geignent seuls
D’autres titubent en silence
A l’heure de la séparation
Se brisent les rêves à deux
Les amoureux s’enlacent
Alors que les enfants saluent
A l’heure ou vient le soir
Projectionniste de nos peurs
Seuls, dans la chambre noire
Chacun en lui se blottit
A l’heure ou la nuit s'étend
D’une langueur infinie
La lune agite les tourments
Des chagrinés et des indécis
A l’heure des déclarations
Se tordent les doigts
Les mots se bredouillent
Dans l'esprit du timide
A l’heure du cœur lourd
La conscience en berne
Ferme les paupières
De la mémoire endormie
Tous droits reservés, publié dans "Divaguations ou l'amour d'aimer"




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