Promenade
Sous les chênes impassibles,
En concessions pour durer,
Dans des allées paisibles,
S’alignent les Hypogées.
Creusées pour la postérité,
Erigées pour réconforter,
Afin de ne pas oublier,
Qu’ils ont existé.
Sur les marbres polis,
Des épitaphes préconçues,
A jamais pour la vie,
Litanies un rien convenues.
Pendant que les amoureux,
Enlacés, se promènent,
Rêvant d’un avenir à deux,
D’une vie où ils s’aiment
Au fond de ces alignements,
Du cimetière aux défunts,
Derrière un monument,
Seuls au monde, deux galopins.
Se riant de la vie, la mort,
Sans avoir de remords,
S’aime, d’étreinte infinie,
Pour qu’à jamais soit la vie.
Tous droits reservés, publié dans "Divaguations ou l'amour d'aimer"




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